Le Tribunal administratif de Montreuil rejette la requête en excès de pouvoir d'un demandeur sollicitant l'annulation d'une décision implicite de rejet concernant la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La juridiction constate que la commission de médiation a, par une décision antérieure, déjà reconnu ce caractère prioritaire et urgent, privant ainsi le recours de son objet. En conséquence, la requête est jugée manifestement irrecevable et est rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administratif.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 juillet 2025, M. B... A..., représenté par Me Tomas, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite de rejet du 16 décembre 2024 née du silence gardé par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis sur son recours amiable tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement ;
2°) d’enjoindre à la commission de médiation de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement, ou à défaut de réexaminer sa situation dans le délai d’un mois à compter de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros à verser à Me Tomas en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2. Par une décision du 19 mars 2025, antérieure à l’enregistrement de la présente requête, la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a reconnu M. A... comme étant prioritaire et devant être logé d’urgence dans un logement répondant à ses besoins et capacités. Dans ces conditions, les conclusions à fin d’annulation présentées par M. A... sont devenues sans objet et il n’y a plus lieu d’y statuer.
3. Dans ces conditions, la requête de M. A... est dépourvue d’objet et doit être rejetée, en toutes ses conclusions, comme manifestement irrecevable, sur le fondement des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de la ville et du logement.
Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 16 février 2026.
La présidente de la 3ème chambre,
J. Jimenez
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.