Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... dirigée contre un arrêté préfectoral du 20 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant n'avait soulevé aucun moyen de fait ou de droit à l'encontre de la décision attaquée, ne permettant pas au juge de se prononcer sur sa légalité. La solution est fondée sur l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, combiné avec l'article R. 411-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er août 2025, M. B... A..., demande au Tribunal d’annuler l’arrêté du 20 juillet 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint- l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, en fixant le pays de destination, et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant un an.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les premiers vice-présidents des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Aux termes du premier alinéa de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge ».
M. A... ne soulève, à l’encontre de la décision attaquée, aucun moyen de fait ou de droit, et ne met en conséquence pas le juge administratif en mesure de se prononcer sur sa légalité. Il en résulte que sa requête est manifestement irrecevable et peut être rejetée par ordonnance sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Montreuil, le 13 janvier 2026.
Le premier vice-président,
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.