Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la délivrance d’un récépissé ou d’une attestation provisoire de séjour dans l’attente du traitement de son renouvellement de titre de séjour. La requérante, dont le titre était expiré depuis le 25 juillet 2025, avait obtenu un rendez-vous en préfecture le 22 septembre 2025 pour déposer sa demande. Le juge a constaté que cette date de rendez-vous était antérieure à la présente ordonnance, rendant les conclusions de la requête sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 août 2025, Mme A... B... demande au juge des référés saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour ou à défaut, une attestation provisoire de séjour ou de prolongation de séjour valable jusqu’au traitement complet de son dossier ou jusqu’au 22 septembre 2025, date du rendez-vous que la préfecture lui a fixé pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour, dans un délai de deux à cinq jours à compter de la notification de l’ordonnance à venir.
Elle soutient que :
- l’urgence de sa situation est avérée étant donné que la préfecture lui a accordé un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour le 22 septembre 2025 alors que son titre de séjour actuel est expiré depuis le 25 juillet 2025 ;
- la mesure sollicitée est utile en ce qu’elle a tenté sans succès de contacter la préfecture ;
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Israël, vice-président pour statuer sur les demandes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B..., ressortissante algérienne, titulaire d’un titre de séjour portant la mention « commerçant » valable jusqu’au 25 juillet 2025 en a sollicité le renouvellement le 2 mai 2025. Le 28 juillet 2025, la sous-préfecture de Saint-Denis l’a convoquée à un rendez-vous le 22 septembre 2025 afin de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Mme B... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un document provisoire de séjour valable jusqu’au traitement complet de son dossier ou jusqu’au 22 septembre 2025.
2. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ». Aux termes de l’article L. 522-3 du code de justice administrative : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ».
3. Il résulte des termes mêmes des écritures de la requérante, que Mme B... a été convoquée en préfecture afin de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour le 22 septembre 2025, soit postérieurement à l’introduction de la requête, mais antérieurement à la date de la présente ordonnance. Par suite, les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte tendant à obtenir une convocation anticipée à un rendez‑vous et à la délivrance d’une attestation de prolongation de l'instruction sont devenues sans objet. Il n’y a, dès lors, plus lieu d’y statuer.
O R D O N N E
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Montreuil, le 9 octobre 2025.
Le juge des référés
M. Israël
La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.