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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2514124

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2514124

jeudi 2 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2514124
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant mauricien, qui demandait d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis d’examiner sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté qu’une décision implicite de rejet était née du silence gardé par l’administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La mesure sollicitée aurait eu pour effet de faire obstacle à l’exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l’article L. 521-3. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’urgence.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 août 2025, M. A... B... demande au juge des référés statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis d’examiner sa demande de titre de séjour dans un délai de trente jours et de lui remettre une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler dans un délai de dix jours et sous astreinte par jour de retard.

M. B... soutient que :
- la mesure sollicitée est urgente compte tenu de l’atteinte portée à ses droits ;
- elle est utile dès lors qu’elle lui permettrait d’obtenir un droit au séjour ;
- elle ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative ;
- elle ne se heurte à aucune contestation sérieuse.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. C..., premier vice-président, pour statuer en qualité de juge des référés.

Considérant ce qui suit :

M. B..., ressortissant mauricien, a présenté le 24 mars 2025 une demande de renouvellement de son titre de séjour. M. B... demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis d’examiner cette demande.

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ». Aux termes de l’article L. 522-3 du code de justice administrative : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».

Aux termes de l’article R.* 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « Le silence gardé par l'administration sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ». Aux termes du premier alinéa de l’article R. 432-2 du même code : « La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R.* 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois ».

Il résulte de ces dispositions qu’une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour présentée par M. B... est née du silence gardé pendant quatre mois par le préfet sur sa demande de titre de séjour. Dès lors, la mesure sollicitée aurait manifestement pour effet de faire obstacle à l’exécution de cette décision implicite et ne saurait être prononcée par le juge des référés statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.

Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B... peut être rejetée selon la procédure régie par l’article L. 522-3 du code de justice administrative.


O R D O N N E:


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Montreuil, le 2 octobre 2025.


Le juge des référés,






Sign
P. C...

La République mande et ordonne au ministre d’État, ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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