Le Tribunal Administratif de Montreuil, par une ordonnance du 29 octobre 2025, a rejeté la requête de Mme B... qui sollicitait la désignation d'un expert pour un constat relatif à un litige immobilier. Le juge a constaté que ce litige, portant sur le droit de propriété entre personnes privées, relève de la compétence exclusive des juridictions judiciaires en application de l'article R. 211-3-26 du code de l'organisation judiciaire. En conséquence, la requête a été rejetée comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, sur le fondement du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 août 2025, Mme A... B... demande au tribunal de désigner un expert en vue de procéder à un constat dans le cadre d’un litige relatif à l’ensemble immobilier cadastrée section BM n° 201 à Gagny.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’organisation judiciaire ;
- le code de procédure civile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 211-3-26 du code de l’organisation judiciaire, « Le tribunal judiciaire a compétence exclusive dans les matières déterminées par les lois et règlements, au nombre desquelles figurent les matières suivantes : (…) 5° Actions immobilières pétitoires (…) ». Aux termes du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les premiers vice-présidents des tribunaux administratifs peuvent, par ordonnance, « rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d’une audience.
2. Les litiges relatifs au droit de propriété nés des rapports entre personnes privées, relèvent de la compétence des juridictions judiciaires. Par suite, le litige introduit par Mme B... doit être rejeté comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Montreuil, le 29 octobre 2025.
Le premier vice-président,
Signé
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.