Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'attribution d'un logement adapté à ses besoins. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la commission de médiation du droit au logement de la Seine-Saint-Denis n'avait pas reconnu sa demande comme prioritaire. En l'absence d'une telle décision, Mme B... ne pouvait pas saisir le tribunal pour enjoindre au préfet de lui attribuer un logement. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er septembre 2025, Mme A... B... demande au Tribunal d’ordonner au préfet de lui attribuer un logement répondant à ses besoins et capacités.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Selon le 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les premiers vice-présidents des tribunaux administratifs peuvent, par ordonnance, « rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d’une audience.
2. La demande de logement de Mme B... n’a pas été reconnue comme prioritaire par la commission de médiation du droit au logement de la Seine-Saint-Denis. Dans ces conditions, la requérante ne peut se prévaloir d’une décision de la commission de médiation pour demander au tribunal d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui attribuer un logement tenant compte de ses besoins et capacités. Par suite, la requête de Mme B... est manifestement irrecevable et peut être rejetée par ordonnance.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Montreuil, le 2 janvier 2026.
Le premier vice-président,
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
.