Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de la préfète de l’Essonne du 31 août 2025 le maintenant en rétention administrative. Postérieurement à l’introduction de la requête, M. A... a été libéré du centre de rétention le 22 septembre 2025. Constatant que la requête était ainsi devenue sans objet, la présidente du tribunal a prononcé, sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 351-4 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 septembre 2025, M. B... A..., alors retenu au centre de rétention administrative n° 3 du Mesnil-Amelot, demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 31 août 2025 par lequel la préfète de l’Essonne l’a maintenu en rétention administrative.
La requête a été communiquée à la préfète de l’Essonne qui n’a pas produit de mémoire en défense, mais qui a versé, les 19 octobre 2025 et 8 janvier 2026, des pièces au dossier.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 351-4 du code de justice administrative : « Lorsque tout ou partie des conclusions dont est saisi un tribunal administratif, une cour administrative d’appel ou le Conseil d'Etat relève de la compétence d’une de ces juridictions administratives, le tribunal administratif, la cour administrative d’appel ou le Conseil d'Etat, selon le cas, est compétent, nonobstant les règles de répartition des compétences entre juridictions administratives, pour rejeter les conclusions entachées d’une irrecevabilité manifeste insusceptible d’être couverte en cours d'instance, pour constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur tout ou partie des conclusions ou pour rejeter la requête en se fondant sur l’irrecevabilité manifeste de la demande de première instance. ».
3. Il ressort des pièces du dossier que postérieurement à l’introduction de sa requête, M. A... a été libéré du centre de rétention administrative le 22 septembre 2025. Dans ces conditions, la requête de M. A... est devenue sans objet. Par suite, il n’y a plus lieu d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à la préfète de l’Essonne.
Fait à Montreuil, le 16 janvier 2026.
La présidente,
I. Dely
La République mande et ordonne à la préfète de l’Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.