Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus du président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis de lui attribuer une carte mobilité inclusion (CMI) mention « stationnement ». La requête est irrecevable car elle ne sollicite pas l’annulation de la décision administrative, mais présente un recours gracieux, ce qui ne constitue pas une saisine valable du tribunal. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 septembre 2025, Mme A... B... présente un recours gracieux à l’encontre de la décision par laquelle le président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande tendant à l’attribution d’une carte mobilité inclusion (CMI), mention « stationnement ».
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision (…) ».
3. Mme B... ne sollicite pas du tribunal l’annulation de la décision prise par le président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis sur sa demande tendant à l’attribution d’une carte mobilité inclusion (CMI), mention « stationnement » mais présente à l’encontre de cette décision un recours gracieux. Par suite, la requête de Mme B... doit être rejetée comme irrecevable en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Montreuil, le 28 novembre 2025.
La présidente du tribunal,
I. Dely
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.