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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2515756

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2515756

jeudi 15 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2515756
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantNAMIGOHAR

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant un refus d’entrée sur le territoire français et son maintien en zone d’attente. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des droits de la défense, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Cette décision a été prise sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement insuffisamment motivées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 septembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Namigohar, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 1er septembre 2025 de la direction générale de la police nationale aux frontières portant refus d’entrée sur le territoire français et maintien en zone d’attente ;

2°) d’enjoindre à la direction générale de la police nationale aux frontières de le laisser pénétrer sur le territoire français ou, à défaut, de faciliter son entrée sur le territoire espagnol ;

3°) de procéder à l’effacement de son inscription aux fins de non-admission dans le système d’information Schengen ;

4°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents (…) de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance (…) : (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé (…). »
Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. » Enfin, aux termes de l’article R. 421-1 de ce code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours contre une décision. »

Les moyens tirés de la méconnaissance du respect des droits de la défense, des dispositions de l’article L. 213-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et 47 de la charte des droits fondamentaux de l’union européenne et d’une erreur manifeste d’appréciation de la situation du requérant, qui ne font l’objet d’aucun élément circonstancié ni d’aucune pièce, ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. Dès lors, la requête de M. A... doit être rejetée, en toutes ses conclusions, sur le fondement des dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....


Fait à Montreuil, le 15 janvier 2026.



Le président de la 12e chambre,



E. Jauffret


La République mande et ordonne au ministre d’État, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



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