Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante nicaraguayenne, qui contestait le refus d'entrée sur le territoire français et son maintien en zone d'attente à l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. La requête a été jugée irrecevable car elle ne comportait que des moyens non assortis des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé, conformément à l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative. L'ordonnance a donc rejeté l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 septembre 2025, Mme B... C..., représentée par Me Namigohar, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision par laquelle la direction de la police aux frontières de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle lui a refusé l’entrée et l’a maintenue en zone d’attente ;
2°) d’enjoindre la direction de la police aux frontières de l’autoriser à entrer sur le territoire français, ou à défaut, de faciliter son entrée en Espagne et de procéder à l’effacement de son inscription au fichier SIS ;
3°) de mettre à la charge de l’État (préfet de la Seine-Saint-Denis) la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative
Considérant ce qui suit :
Mme C..., ressortissante nicaraguayenne, demande l’annulation de la décision par laquelle la direction de la police aux frontières de l’aéroport Paris - Charles-de-Gaulle lui a refusé l’entrée et l’a maintenue en zone d’attente.
2. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les premiers vice-présidents des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours (…), les requêtes ne comportant que (…) des moyens qui (…) ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé (…) ».
3. La requête de Mme C... ne comporte qu’une liste de cinq moyens qui ne sont manifestement assortis d’aucune précision permettant d’en apprécier le bien-fondé. Dès lors, elle peut être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C....
Fait à Montreuil, le 24 décembre 2025.
Le président de la 11e chambre,
M. A...
La République mande et ordonne ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.