Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... dirigée contre un arrêté préfectoral du 3 septembre 2025 ordonnant sa remise aux autorités portugaises et lui interdisant de circuler en France pendant un an. Le requérant n’a pas indiqué son adresse dans sa requête, malgré une invitation à régulariser, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 4° du même code, le premier vice-président a prononcé le rejet sans instruction complémentaire.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 septembre 2025, M. A... B... demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 3 septembre 2025 par lequel le préfet de l’Oise l’a remis aux autorités portugaises et lui a interdit de circuler sur le territoire français pendant un an.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les premiers vice-présidents des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ».
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. (…) ».
3. M. B... n’a mentionné aucune adresse ni dans sa requête ni dans aucune autre pièce du dossier. En dépit de l’invitation à mentionner une adresse qui lui a été adressée le 12 septembre 2025 par communication électronique via l’adresse courriel mentionnée sur sa requête, M. B... n’a pas communiqué son adresse. Dans ces conditions, la requête de M. B... doit être rejetée comme manifestement irrecevable.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Le premier vice-président,
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au préfet de l’Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.