Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions tendant à la modification des mesures d’exécution d’une précédente ordonnance, après que le préfet de la Seine-Saint-Denis l’a convoquée pour lui remettre une autorisation provisoire de séjour. La requérante, qui avait saisi le juge sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative pour obtenir un récépissé de demande de titre de séjour, a ainsi vu son litige perdre son objet. Le tribunal a rejeté sa demande de frais de justice au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 septembre 2025, Mme B... A..., représentée par Me Victor, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :
1°) de modifier les mesures d’exécution de l’ordonnance n° 2514913 du 4 septembre 2025, rectifiée le 8 septembre 2025, du juge des référés et d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer afin de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour ou une autorisation provisoire de séjour, lui permettant de travailler, dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 septembre 2025, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut à ce qu’il n’y ait plus lieu de statuer sur la requête.
Il fait valoir que la requérante a été convoquée le 18 septembre à 11 heures 45 afin de lui remettre une autorisation provisoire de séjour.
Par un mémoire en date du 18 septembre 2025, Mme A... déclare « prendre acte du non-lieu à statuer sur ses conclusions à fin d’injonction et d’astreinte », mais maintient sa demande au titre des frais du litige.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme de Bouttemont, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Après avoir convoqué à une audience publique, d’une part, Mme A... et, d’autre part, le préfet de la Seine-Saint-Denis.
Les parties ont été informées de la radiation de l’affaire du rôle de l’audience publique du 18 septembre 2025.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A..., qui déclare « prendre acte du non-lieu à statuer », doit être regardée comme se désistant de ses conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
2. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme que demande Mme A... au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1 : Il est donné acte du désistement des conclusions présentées par Mme A... sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 19 septembre 2025.
La juge des référés
M. de Bouttemont
La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.