Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... B... pour excès de pouvoir, qui dénonçait l'absence de réponse de la préfecture de la Seine-Saint-Denis à la demande de titre de séjour de sa fille mineure. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions claires ni moyens explicitement formulés, se limitant à une simple description de la situation. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°), R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 septembre 2025, M. E... A... B... fait état à l’absence de réponse de la préfecture de la Seine-Saint-Denis à la demande de titre de séjour de sa fille mineure et demande au tribunal d’intervenir en urgence.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents (…) de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ». Enfin, aux termes de l’article R. 421-1 de ce code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours contre une décision ».
La requête de M. A... B... ne comprend aucune conclusion clairement présentée ni aucun moyen explicitement formulé. Le requérant se borne à décrire la situation de sa fille, D... C..., résultant de l’absence de traitement de sa demande de titre de séjour. Dans ces conditions la requête de M. A... B..., qui est manifestement irrecevable, doit être rejetée par une ordonnance prise en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. E... A... B....
Fait à Montreuil, le 21 octobre 2025.
Le président de la 12e chambre,
E. Jauffret
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, ou à tout autre préfet territorialement compétent, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.