Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le requérant demandait un réexamen de sa situation pour bénéficier des services de France Travail, sans formuler de conclusions à fin d’annulation d’une décision. Or, en vertu de l’article R. 421-1 du code de justice administrative, la saisine du tribunal suppose un recours formé contre une décision. L’ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code, rejette donc la requête sans instruction contradictoire.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 septembre 2025, M. B... A... demande le réexamen de sa situation afin de bénéficier des services d’accompagnement de France Travail.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Selon le 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les premiers vice-présidents des tribunaux administratifs peuvent, par ordonnance, « rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d’une audience.
2. Aux termes de l’article R. 421-1 de ce code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision (…) ».
3. M. A... saisit le tribunal d’une demande de réexamen de sa situation afin de bénéficier des services d’accompagnement de France Travail. Dans ces conditions, sa requête, qui ne contient aucune conclusion à fin d’annulation adressée au tribunal, est manifestement irrecevable et doit être rejetée par ordonnance.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Montreuil, le 30 octobre 2025.
Le premier vice-président,
Signé
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.