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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2516444

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2516444

mercredi 24 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2516444
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension d’un avis de la sous-commission départementale pour l’accessibilité des personnes handicapées. Le juge a estimé que cet avis ne constituait pas une décision faisant grief et n’était donc pas susceptible de recours. En outre, le requérant n’avait pas introduit de requête distincte en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. La demande a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 septembre 2025, M. A... B... doit être regardé comme demandant au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution de l’avis du 11 septembre 2025 de la sous-commission départementale pour l’accessibilité des personnes handicapées ;
2°) d’enjoindre à l’autorité administrative de permettre l’ouverture du commerce sans délai.

Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors qu’il est empêché d’exploiter son commerce depuis un an et demi ;
- l’avis est entaché d’erreur de droit et d’erreur d’appréciation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Desimon, premier conseiller, pour statuer sur les demandes en référé en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Aux termes du second alinéa de l’article R. 522-1 du même code : « A peine d’irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d’une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d’annulation ou de réformation et accompagnées d’une copie de cette dernière ». Enfin, en vertu de l’article L. 522-3 de ce code, le juge des référés peut, lorsqu’il apparaît manifeste qu’une requête est irrecevable, la rejeter par une ordonnance motivée sans instruction ni audience.

D’une part, l’avis attaqué, lequel ne constitue pas une décision faisant grief, n’est pas un acte susceptible de recours à fin d’annulation ou de suspension.

D’autre part, si M. B... présente, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, des conclusions à fin de suspension, il n’a pas introduit par ailleurs de requête distincte à fin d’annulation.

La requête de M. B... est, dès lors, manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Montreuil, le 24 septembre 2025.



Le juge des référés,




F. DESIMON


La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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