Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions en annulation et injonction dirigées contre la décision implicite de rejet de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis, qui refusait de la reconnaître comme prioritaire pour un relogement urgent. La requérante s'étant désistée purement et simplement de ces conclusions, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ce point. En revanche, ses conclusions tendant au remboursement des frais d'instance sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont été rejetées, le juge estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 septembre 2025, Mme B... A..., représentée par Me Haik, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle la commission de médiation du département de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande tendant à ce qu’elle soit reconnue prioritaire et comme devant être relogée d’urgence dans un logement correspondant à ses capacités et besoins ;
2°) d’enjoindre à la commission de médiation de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement ou, à défaut, d’enjoindre à la commission de de prendre une nouvelle décision ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un nouveau mémoire enregistré le 2 décembre 2025, Mme A... déclare se désister purement et simplement des conclusions de sa requête mais maintient ses conclusions au titre des frais liés au titre des frais d’instance
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal peuvent, par ordonnance : (…) / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».
Sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction :
Postérieurement à l’introduction de sa requête, par un mémoire enregistré le 2 décembre 2025, Mme A... a déclaré se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
Sur les frais du litige :
Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux concluions présentées par Mme A... au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction présentée par Mme A....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Montreuil, le 19 décembre 2025.
La présidente du tribunal,
I. Dely
La République mande et ordonne au ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision