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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2516631

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2516631

vendredi 6 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2516631
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantEVRARD CAROLE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exécution d'une décision implicite de rejet d'une prime de fidélisation par l'éducation nationale. La requête est jugée manifestement irrecevable car elle ne comporte ni conclusions ni moyens à l'appui. Le juge applique l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant un rejet sans instruction en cas d'irrecevabilité manifeste.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une « requête » enregistrée le 21 septembre 2025, Mme B... A..., représentée par Me Evrard, doit être regardée comme demandant la suspension de l’exécution de la décision implicite par laquelle le directeur des services départementaux de l’éducation nationale de la Seine-Saint Denis a rejeté sa demande de versement de la prime de fidélisation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme de Bouttemont, premier conseiller, pour statuer en qualité de juge des référés.

Considérant ce qui suit :

D’une part, aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

La « requête » en référé déposée le 21 septembre 2025 par Mme A..., qui a renouvelé sa demande le lendemain, 22 septembre 2025, sous le n° 2516621 en la complétant, ne comporte que la décision attaquée, accompagnée de la preuve de dépôt, ainsi que des pièces complémentaires, sans conclusions ni moyens à l’appui de sa demande. Dans ces conditions, la présente « requête » en référé est manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la procédure prévue par l’article L. 522-3 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La « requête » de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....


Fait à Montreuil, le 6 février 2026.

La juge des référés,



M. de Bouttemont


La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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