Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à annuler le rejet implicite de sa demande de renouvellement de carte de résident. Le tribunal estime que les moyens invoqués, concernant l'absence de récépissé et une méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale, sont soit inopérants, soit insuffisamment précisés. La décision est fondée sur l'article R. 222-1, 7°, du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes présentant de tels défauts.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 septembre 2025, M. A... B... demande au tribunal d’annuler la décision par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a implicitement rejeté sa demande de renouvellement de carte de résident.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé (…) ».
Au soutient de sa demande M. B... se borne à faire valoir qu’il n’a pas été mis en possession d’un récépissé, circonstance sans incidence sur la légalité de la décision implicite de rejet contestée, et que la décision méconnaît son droit au respect de sa vie privée et familiale, sans assortir ce moyen d’aucune précision permettant d’en apprécier le bien fondé. Sa requête doit par conséquent être rejetée par ordonnance prise sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Montreuil, le 16 février 2026.
Le président de la 12e chambre,
E. Jauffret
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, ou à tout autre préfet territorialement compétent, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.