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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2517200

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2517200

jeudi 2 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2517200
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET TOMASI-DUMOULIN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... A.... Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de traiter ses demandes de changement d'adresse et de renouvellement de titre de séjour, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas justifiée par les pièces produites et qu'aucun litige ne subsistait concernant le changement d'adresse, l'administration ayant déjà rendu une décision favorable. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 septembre 2025, M. C... B... A..., demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de traiter sa demande de changement d’adresse et sa demande de renouvellement de titre de séjour, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.

Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors qu’aucune suite n’a été donnée à sa demande de changement d’adresse, ce qui bloque sa demande de renouvellement de titre de séjour ; il ne peut plus voyager et maintenir sa vie privée et familiale ; cela met son emploi en péril ;
- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d’aller et venir, au droit de mener une vie privée et familiale normale, et au droit au travail.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Desimon, premier conseiller, pour statuer sur les demandes en référé en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ». L’usage par le juge des référés des pouvoirs qu’il tient de ces dispositions est subordonné à la condition qu’une urgence particulière rende nécessaire l’intervention dans les quarante-huit heures d’une mesure destinée à la sauvegarde d’une liberté fondamentale.

En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

En premier lieu, M. B... A..., par les seules pièces qu’il produit, ne justifie pas de ses allégations relatives à la situation d’urgence dont il se prévaut.

En deuxième lieu, le requérant produit une décision favorable de l’administration quant à sa demande de changement d’adresse, de sorte qu’aucun litige n’existe à cet égard.

En troisième et dernier lieu, si devait persister l’impossibilité technique de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour sur le téléservice « Administration numérique des étrangers en France », M. B... A..., s’il s’y croit fondé, pourrait envisager d’introduire une requête sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.

Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B... A... doit être rejetée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... B... A....



Fait à Montreuil, le 2 octobre 2025.



Le juge des référés,




F. DESIMON


La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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