Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait l’attribution d’un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis du 3 juillet 2019. Le tribunal a constaté que la requête, déposée le 9 juillet 2025, était tardive car présentée au-delà du délai de quatre mois prévu par l’article R. 778-2 du code de justice administrative. L’ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 3 octobre 2025, le président du tribunal administratif de Paris a transmis le dossier de la requête de Mme B... A... au tribunal administratif de Montreuil.
Par cette requête enregistrée le 9 juillet 2025, Mme A... demande au tribunal d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui attribuer un logement répondant à ses besoins et capacités en application de la décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis du 3 juillet 2019.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les premiers vice-présidents des Tribunaux administratifs peuvent, par ordonnance, « rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque (…) elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d’une audience.
2. Aux termes de l’article R. 778-2 du même code : « Les requêtes mentionnées à l'article R. 778-1 sont présentées dans un délai de quatre mois à compter de l'expiration des délais prévus aux articles R. 441-16-1, R. 441-17 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation (…) ».
3. La demande de logement présentée par Mme A... a été reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis le 3 juillet 2019. Cette décision l’informait de ce qu’elle pouvait saisir le tribunal, notamment si aucune offre de logement ne lui était faite, à compter du 3 janvier 2020 et ce jusqu’au 4 mai 2020. Or, la requête de Mme A... n’a été déposée au greffe du tribunal administratif de Paris que le 9 juillet 2025. Elle est donc tardive. Par suite, la requête de Mme A... doit dès lors être rejetée comme manifesteùe,t irrecevable en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance est notifiée à Mme B... A....
Fait à Montreuil, le 28 octobre 2025.
Le premier vice-président
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.