Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait à conserver sa demande de naturalisation après s'être involontairement désistée en ligne, mais sa requête ne contenait aucune conclusion tendant à l'annulation d'une décision administrative, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, sans instruction contradictoire préalable.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 octobre 2025, Mme B... A... entend conserver sa demande de naturalisation, après s’être involontairement désistée en consultant son dossier sur son espace en ligne.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Selon le 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents des tribunaux administratifs peuvent, par ordonnance, « rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d’une audience.
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. (…) Elle contient (…) l’énoncé des conclusions soumises au juge (…) ».
3. Mme A... indique souhaiter conserver sa demande de naturalisation et plaide l’erreur de manipulation lors de la consultation de son dossier en ligne, résultant en un désistement involontaire. Toutefois, sa requête ne comporte aucune conclusion à fin d’annulation d’une décision administrative et est donc irrecevable. Il y a lieu de rejeter la présente requête par application des dispositions de 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Montreuil, le 28 novembre 2025.
La présidente du tribunal,
I. Dely
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.