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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2518078

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2518078

mardi 14 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2518078
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET TOMASI-DUMOULIN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que, malgré l'absence de réponse de l'administration à la demande déposée le 16 juillet 2025, la situation ne caractérisait pas l'urgence particulière requise pour ce type de référé-liberté. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge invitant le requérant à se tourner vers un référé-suspension (article L. 521-1) si le silence persistait après le 16 octobre 2025.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 octobre 2025, M. A... B... demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer, sans délai, une attestation de prolongation d’instruction.

Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors que son titre de séjour expire le 14 octobre 2025 et que malgré ses démarches il n’a reçu aucune réponse ni attestation de prolongation d’instruction à sa demande de renouvellement de titre de séjour formée le 16 juillet 2025, ce quin risque de lui faire faire son emploi et de l’empêcher de jouir de ses droits sociaux ;
- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à son droit de séjourner légalement en France.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Desimon, premier conseiller, pour statuer sur les demandes en référé en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ». L’usage par le juge des référés des pouvoirs qu’il tient de ces dispositions est subordonné à la condition qu’une urgence particulière rende nécessaire l’intervention dans les quarante-huit heures d’une mesure destinée à la sauvegarde d’une liberté fondamentale.

En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

Le requérant dispose d’un titre de séjour portant la mention « étudiant » valable jusqu’au 14 octobre 2025. Il a sollicité le 16 juillet 2025, grâce au téléservice « Administration numérique des étrangers en France » le renouvellement de ce titre. Le requérant soutient que l’administration n’a donné aucune suite à sa demande et expose ses craintes quant aux conséquences de la perte de son droit au séjour.

Toutefois, au vu de l’ensemble des pièces du dossier, et pour regrettable que soit l’absence de toute réponse de l’administration quant à sa demande, cette situation ne caractérise pas l’urgence particulière mentionnée au premier point de la présente ordonnance.

Si le silence de l’administration devait persister après le 16 octobre 2025, M. B..., s’il s’y croit fondé, pourrait envisager d’introduire une requête sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B... doit être rejetée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Montreuil, le 14 octobre 2025.


Le juge des référés,




F. DESIMON


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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