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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2518785

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2518785

samedi 8 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2518785
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMENGUAL

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme B... d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle « passeport-talent ». En cours d'instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a fait droit à sa demande en lui délivrant une attestation de décision favorable pour une nouvelle carte de séjour. Le juge a constaté que les conclusions à fin de suspension étaient devenues sans objet et n'a pas statué sur celles-ci, tout en rejetant les demandes de rétroactivité comme relevant d'un litige distinct. L'État a été condamné à verser 500 euros à Mme B... au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 octobre 2025, Mme A... B..., représentée par Me Mengual, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté la demande de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle portant la mention « passeport-talent - profession artistique et culturelle » ;

2°) d’enjoindre au préfet de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d’un mois à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir ou, à défaut, de lui remettre une autorisation provisoire de séjour dans un délai de cinq jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 4 novembre 2025, le préfet de la Seine-Saint-Denis, représenté par Me Tomasi, conclut à titre principal, au rejet de la requête pour irrecevabilité, et à titre subsidiaire, au non-lieu à statuer.

Par un mémoire enregistré le 6 novembre 2025, Mme B... demande la suspension de la décision du 3 novembre 2025, en ce qu’elle prend effet à compter de cette date, d’enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour valable à compter du 24 juillet 2025 ou, à défaut, de lui remettre une attestation de prolongation couvrant la période du 22 juillet au 4 septembre 2025 et maintient sa demande au titre des frais du litige.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme de Bouttemont, premier conseiller, pour statuer sur les demandes en référé.

Après avoir convoqué à une audience publique, d’une part, Mme B... et, d’autre part, le préfet de la Seine-Saint-Denis ;

Les parties ont été informées de la radiation de l’affaire du rôle de l’audience publique du 6 novembre 2025.

Considérant ce qui suit :

1. Postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet de la Seine-Saint-Denis a fait droit à la demande de Mme B... et lui a délivré une attestation de décision favorable pour une carte de séjour pluriannuelle valable du 4 novembre 2025 au 3 novembre 2027. Par suite, et sans que la requérante puisse utilement demander la rétroactivité de son titre de séjour ou la délivrance d’attestation de prolongation d’instruction pour la période passée non couverte par son nouveau titre, ces demandes constituant un litige distinct, les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 521-1 sont devenues sans objet. Il n’y a pas lieu d’y statuer.

2. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 500 euros à verser à Mme B... au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E:

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions présentées par Mme B... sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Article 2 : L’État versera à Mme B... la somme de 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Fait à Montreuil, le 8 novembre 2025.


La juge des référés,



M. de Bouttemont


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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