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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2518839

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2518839

lundi 10 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2518839
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantZEKRI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions en suspension et injonction, après que le préfet de la Seine-Saint-Denis l’a convoquée pour déposer son dossier de renouvellement de titre de séjour. La requérante contestait le rejet implicite de sa demande de renouvellement de carte de séjour pluriannuelle. Le tribunal a condamné l’État à verser 600 euros à Mme A... au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 octobre 2025, Mme B... A..., représentée par Me Zekri, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution de la décision née le 12 janvier 2025 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a implicitement rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis, à titre principal, de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle jusqu’à ce qu’il soit statué sur le fond de sa requête et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande dans un délai de huit jours à compter de la notification de l’ordonnance du tribunal et, dans l’attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 800 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 4 novembre 2025, le préfet de la Seine-Saint-Denis, représenté par Me Tomasi, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, au non-lieu à statuer et, en tout état de cause, au rejet de la demande fondée sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n’y a pas lieu de statuer sur la requête, qui est devenue sans objet, dès lors que la requérante est convoquée le 7 novembre 2025 à la préfecture pour déposer son dossier et ainsi pouvoir obtenir un document attestant de la régularité de son séjour ;
- à titre subsidiaire, l’urgence n’est pas établie et les moyens soulevés ne sont pas de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.




Par un mémoire enregistré le 7 novembre 2025, Mme A... se désiste de ses conclusions, excepté celles tendant au paiement des frais liés au litige.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Charageat, premier conseiller, pour statuer en qualité de juge des référés.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique du 7 novembre 2025 à 14h30, en présence de Mme Abdou, greffière d’audience :
- le rapport de M. Charageat, juge des référés ;
- les observations de Me Zekri, représentant Mme A..., qui fait valoir qu’en l’état du dossier il maintient l’ensemble de ses conclusions ;
- et les observations de Me Floret, substituant Me Tomasi, représentant le préfet de la Seine-Saint-Denis, qui s’en rapporte à ses écritures en précisant que la demande de la requérante est en cours d’examen.

Les parties ont été informées que la clôture de l’instruction était différée au 8 novembre 2025, à 12 h 00, en application de l’article R. 522-8 du code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

Sur le désistement :

1. Par un mémoire enregistré le 7 novembre 2025, Mme A... se désiste de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les frais liés au litige :

2. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 600 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.





O R D O N N E :




Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins de suspension et d’injonction présentées par Mme A....

Article 2 : L’Etat versera à Mme A... une somme de 600 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.


Fait à Montreuil, le 10 novembre 2025.


Le juge des référés,




D. Charageat


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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