Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le requérant se bornait à se plaindre du délai d’attente pour obtenir une réponse à sa demande de titre de séjour, sans formuler de conclusions claires aux fins d’annulation ni présenter de moyen explicite. L’ordonnance a été prise sur le fondement des 4° et 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 octobre 2025, M. B... D... A... doit être regardé comme demandant au tribunal d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de statuer sur sa demande de titre de séjour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ; (…) ».
Il résulte des pièces du dossier que la requête de M. A... se borne à faire état du délai d’attente de la réponse à sa demande de titre de séjour, déposée le 16 juin 2025, et de ses conséquences défavorables sur sa situation. Ainsi sa requête, qui ne comporte aucune conclusion clairement présentée aux fins d’annulation, ne présente aucun moyen explicitement formulé. Dans ces conditions, la requête de M. A..., qui est manifestement irrecevable, doit être rejetée par une ordonnance prise en application des dispositions précitées du 4° et du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... D... A....
Fait à Montreuil, le 26 janvier 2026.
Le président de la 11e chambre,
M. C...
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, ou à tout autre préfet territorialement compétent, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.