Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du département de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite après l’expiration du délai de deux mois suivant la notification de la décision attaquée, en application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 octobre 2025, Mme B... A... conteste la décision du département de la Seine-Saint-Denis du 25 août 2025 par laquelle le président du Conseil départemental rejette son recours administratif préalable contre la décision de rejet portant sur une carte mobilité inclusion mention « stationnement ».
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les premiers vice-présidents de tribunal (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d’une audience.
Aux termes du premier alinéa de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée ».
Il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée a été notifiée à Mme A... le 25 août 2025. La requête présentée par Mme A... tendant à l’annulation de cette décision n’a été enregistrée que le 30 octobre 2025, soit après l’expiration du délai du recours contentieux. Elle est par suite tardive, doit donc être rejetée comme entachée d’une irrecevabilité manifeste.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Montreuil, le 19 novembre 2025.
Le premier vice-président,
P. Le Garzic
La République mande et au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.