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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2519984

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2519984

vendredi 2 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2519984
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantKESSENTINI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme B... d'une demande de suspension de la décision de l'Agence régionale de santé (ARS) d'Île-de-France refusant son inscription à la voie interne du concours des épreuves de validation des connaissances (EVC) pour la session 2025. Postérieurement à l'introduction de la requête, l'ARS a fait droit à la demande de la requérante en l'admettant à concourir par la voie interne. En conséquence, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension et d'injonction, et a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais d'instance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 novembre 2025, Mme A... B..., représentée par Me Kessentini, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution de la décision du 29 août 2025 par laquelle le directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France a refusé de l’inscrire au concours des épreuves de validation des connaissances (EVC) au titre de la session 2025 par la voie interne ;

2°) d’enjoindre à l’ARS d’Ile-de-France de réexaminer sa situation et de lui accorder l’accès à la voie interne du concours des épreuves de validation des connaissances (EVC) au titre de la session 2025, dans un délai de sept jours à compter de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’ARS d’Ile-de-France la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 18 novembre 2025, l’ARS d’Ile-de-France conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d’injonction et au rejet de la demande tendant au versement des frais d’instance.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné M. Jauffret, vice-président, pour statuer en qualité de juge des référés.

Après avoir convoqué à une audience publique, d’une part, Mme B... et, d’autre part, l’ARS d’Ile-de-France.

Les parties ont été informées de la radiation de l’affaire du rôle de l’audience publique du 26 novembre 2025.



Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ».
2. Mme B..., ressortissante tunisienne, qui bénéficie d’une attestation d’exercice provisoire de la profession de médecin en application de l'article L. 4221-2-1 du code de la santé publique et exerce en tant que praticien attaché contractuel temporaire, a demandé à être inscrite au concours des épreuves de validation des connaissances (EVC) au titre de la session 2025 au titre de la voie interne. Par la décision du 29 août 2025 dont elle demande la suspension, l’ARS d’Ile-de-France a refusé de l’inscrire au titre de la voie interne, au motif qu’elle n’en remplirait pas les conditions, et a transféré son dossier au titre de la voie externe.
3. Postérieurement à l’introduction de la requête, et au vu, selon l’ARS d’Ile-de-France, des pièces complémentaires versées à l’appui de la requête de Mme B..., la requérante a été admise à concourir aux EVC au titre de la voie interne. Il s’ensuit qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension et d’injonction de la requête de Mme B....

4. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’ARS d’Ile-de-France la somme demandée par Mme B... au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.













O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension d’exécution et d’injonction de Mme B....

Article 2 : le surplus des conclusions de la requête de Mme B... est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au directeur général de l’agence régionale de santé d’Île‑de‑France.


Fait à Montreuil, le 2 janvier 2026.

Le juge des référés,



E. Jauffret

La République mande et ordonne à la ministre de la santé des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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