Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montreuil concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B... contre une obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour de deux ans, prise par le préfet de police le 7 novembre 2025. Le tribunal constate que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il estime que le litige relève de la compétence territoriale du Tribunal Administratif de Paris. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 novembre 2025, M. B... demande au tribunal d’annuler la décision du 7 novembre 2025 par laquelle le préfet de police l’a obligé à quitter sans délai le territoire français, en fixant le pays à destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant deux ans.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes du premier alinéa de l’article R. 351-3 du code de justice administrative : « Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'Etat, son président, ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente ».
Aux termes de l’article R. 312-8 du même code : « Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l'encontre de personnes par les autorités administratives dans l'exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence des personnes faisant l'objet des décisions attaquées à la date desdites décisions ». Aux termes de l’article R. 221-3 du même code : « Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : (…) Paris : (…) Paris (…) ».
Il ressort des pièces que la résidence de M. A... était situé, à la date de l’arrêté attaqué, à Paris. Dans ces conditions, la requête relève de la compétence du tribunal administratif de Paris. Il y a donc lieu, par application des dispositions précitées, de la transmettre à cette juridiction.
ORDONNE :
Article 1er : Le dossier de la requête de M. A... est transmis au tribunal administratif de Paris
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., au préfet de police et à la présidente du tribunal administratif de Paris.
Fait à Montreuil, le 24 novembre 2025.
Le premier vice-président,
P. Le Garzic