Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., qui demandait une injonction au préfet de lui proposer un logement suite à une décision de la commission de médiation de 2022. La requête a été jugée manifestement irrecevable car déposée le 17 novembre 2025, soit bien au-delà du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans instruction contradictoire.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 novembre 2025, M. B... A... demande au tribunal :
1°) d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui proposer un logement répondant à ses besoins et capacités tels que reconnus par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis dans sa décision du 11 mai 2022, dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 1 000 euros par mois de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 300 euros à verser à Me Marie au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d’une audience.
2. Aux termes de l’article R. 778-2 du même code : « Les requêtes mentionnées à l'article R. 778-1 sont présentées dans un délai de quatre mois à compter de l'expiration des délais prévus aux articles R. 441-16-1, R. 441-17 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation (…) ».
3. La demande de logement présentée par M. A... a été reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis le 11 mai 2022. M. A... disposait, en application des dispositions précitées, d’un délai de quatre mois pour saisir la juridiction administrative si aucune offre de logement ne lui était faite, dans un délai de six mois à compter de la date de cette décision, soit jusqu’au 13 mars 2023. Or, la requête de M. A... n’a été déposée que le 17 novembre 2025 via l’application Télérecours citoyen. Elle est donc tardive.
4. Par suite, la requête de M. A... doit dès lors être rejetée comme irrecevable en application des dispositions précitées du 4° de l’article R.222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à Me Marie.
Fait à Montreuil, le 23 décembre 2025.
La présidente du tribunal,
I. Dely
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.