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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2520546

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2520546

mardi 10 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2520546
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Sujet principal : Irrecevabilité d'une requête visant à obtenir du juge administratif la rectification d'un dysfonctionnement informatique et la confirmation de la prise en compte d'une demande de naturalisation. Juridiction : Tribunal Administratif de Montreuil (statuant par ordonnance). Solution retenue : La requête est rejetée comme étant manifestement irrecevable. Textes appliqués : Articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du Code de justice administrative. Le juge rappelle que sa saisine nécessite un recours contre une décision administrative, ce qui n'est pas le cas ici, la requête ne formulant pas de conclusions en annulation ou en indemnisation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 31 octobre 2025, le président du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Montreuil le dossier de la requête, enregistrée le
24 octobre 2025, par laquelle Mme B... A... demande au tribunal, d’une part, de rectifier la confusion résultant d’un dysfonctionnement informatique lors du dépôt de son dossier de demande de naturalisation et d’autre part, de confirmer la prise en compte effective de sa demande du 28 février 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 relatif aux déclarations de nationalité, aux décisions de naturalisation, de réintégration, de perte, de déchéance et de retrait de la nationalité ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance :
(…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. (…)». Aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ». Il résulte de ces dispositions que le juge administratif ne peut être saisi que de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative ou de conclusions indemnitaires lorsque la responsabilité de l’administration est engagée.
3. Par la requête susvisée, Mme A... demande au tribunal d’une part, de rectifier la confusion résultant d’un dysfonctionnement informatique lors du dépôt de son dossier de demande de naturalisation et d’autre part, de confirmer la prise en compte effective de sa demande du 28 février 2025. Ainsi, la requérante ne formule aucune conclusion tendant à l’annulation d’une décision administrative. Or, il n’appartient pas au juge de l’excès de pouvoir de faire œuvre d’administrateur ni de prononcer des injonctions à l’égard de l’administration en dehors des hypothèses prévues par les articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative. Il suit de là que la présente requête ne satisfait pas aux exigences résultant de l’article R. 421-1 du code de justice administrative et est, comme telle, irrecevable. Dans ces conditions elle doit être rejetée par ordonnance en application des dispositions précitées du
4°) de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Fait à Montreuil, le 10 février 2025.


Le président de la 8ème chambre,



L. Gauchard

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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