LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2520551

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2520551

lundi 29 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2520551
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantNZALOUSSOU

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par un étudiant étranger n’ayant pas reçu sa carte de séjour, ce qui l’empêchait de déposer une demande de renouvellement et entraînait la suspension de son contrat d’alternance. Le juge a reconnu l’urgence et l’utilité de la mesure, et a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer le requérant sous six semaines pour lui remettre son titre expiré, lui permettre de déposer son renouvellement et lui délivrer un récépissé. La décision applique les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et condamne l’État à verser 800 euros au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 novembre 2025, M. C... B..., représenté par Me B..., demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’ordonner toutes mesures utiles afin de voir l’administration lui remettre sa carte de séjour arrivée à expiration le 25 octobre 2025 ;

2°) d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer en vue du dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour, dans un délai de trois jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- la condition tenant à l’urgence est remplie dès lors qu’il remplit les conditions pour obtenir le renouvellement de son titre de séjour en qualité d’étudiant, alors qu’il est inscrit en BTS et bénéficie d’un contrat d’alternance qui risque d’être suspendu ou résilié ;
- il se trouve dans l’impossibilité de déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour sur l’ANEF en l’absence de remise du précédent titre, arrivé à expiration ;
- la mesure demandée est utile et ne fait obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative.

La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis, qui n’a pas produit d’observations en défense.

Vu les autres pièces du dossier.



Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné Mme A..., vice-présidente, pour statuer sur les demandes en référé.


Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ».

2. M. B..., ressortissant congolais né le 14 janvier 2005, entré en France en octobre 2023, muni d’un visa étudiant valant titre de séjour valable du 26 octobre 2023 au 25 octobre 2024, a bénéficié d’une décision favorable à la délivrance d’une carte de séjour temporaire mention « étudiant » valable du 26 octobre 2024 au 25 octobre 2025. Malgré ses démarches, cette dernière carte de séjour n’a pas été remise au requérant. Il résulte de l’instruction que M. B..., qui poursuit ses études, a entrepris de déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. Ses démarches réalisées jusqu’à présent sur le site de l’Administration numérique des étrangers en France (ANEF), par courriel via le formulaire de contact de la préfecture de la Seine-Saint-Denis et sur le site internet de cette préfecture n’ont pu prospérer. Depuis le 25 octobre 2025, échéance de son titre de séjour, il est démuni de tout document autorisant son maintien sur le territoire français et son contrat d’alternance a été suspendu. Il justifie ainsi de l’utilité de la mesure sollicitée et de l’urgence particulière de sa situation, s’agissant en l’espèce d’une demande de renouvellement d’un titre de séjour. En outre, la demande présentée par M. B..., devant le juge des référés ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.

3. Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de fixer à M. B... un rendez-vous, dans un délai de six semaines à compter de la notification de la présente ordonnance, afin de lui remettre le titre de séjour valable du 26 octobre 2024 au 25 octobre 2025, de lui permettre de déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour et de lui remettre le récépissé correspondant. Il n’y a pas lieu d’assortir cette injonction d’une astreinte.

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros au titre des frais exposés par M. B... et non compris dans les dépens.




O R D O N N E :


Article 1er : Il est enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de fixer à M. B... un rendez-vous, dans un délai de six semaines à compter de la notification de la présente ordonnance, afin de lui remettre le titre de séjour valable du 26 octobre 2024 au 25 octobre 2025, de lui permettre de déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour et de lui remettre le récépissé correspondant.

Article 2 : L’Etat versera à M. B... une somme de 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... B... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.


Fait à Montreuil, le 29 décembre 2025.



La juge des référés,





J. A...


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions