Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2520574
lundi 5 janvier 2026
Juridiction
Tribunal Administratif de Montreuil
Section
Tribunal Administratif de Montreuil
N° Dossier
TA93-2520574
Type
Ordonnance
Recours
Excès de pouvoir
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... qui demandait d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui attribuer un logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle était sans objet, un précédent jugement du 11 décembre 2019 ayant déjà enjoint au préfet d’assurer le logement de l’intéressée sous astreinte. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes irrecevables sans instruction contradictoire.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 novembre, Mme A... B... demande que le tribunal ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui attribuer un logement tenant compte de ses besoins et capacités.
Vu :
- les pièces du dossier ;
- le jugement n° 1906827 du tribunal administratif de Montreuil en date du 11 décembre 2019.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les premiers vice-présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d’une audience.
2. Les conclusions de Mme B... tendent à ce que le Tribunal ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui attribuer un logement. Toutefois, par un jugement n° 1906827 du 11 décembre 2019, le magistrat désigné par le président du Tribunal a enjoint au préfet de la Seine‑Saint-Denis d’assurer le logement de Mme B..., sous une astreinte destinée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement de 600 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2020. Dès lors, les conclusions mentionnées ci-dessus, qui tendent aux mêmes fins, étaient sans objet à la date d’introduction de la requête. Pour cette raison, la requête est manifestement irrecevable et peut être rejetée par ordonnance.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Montreuil, le 5 janvier 2026.
Le premier vice-président,
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.