Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le requérant se bornait à évoquer des délais d’attente et l’absence de document provisoire, sans formuler aucun moyen de droit permettant d’apprécier le bien-fondé de son recours pour excès de pouvoir. L’ordonnance, fondée sur les 4° et 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donc rejeté la demande sans invitation à régulariser.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 novembre 2025, M. C... B... demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a refusé le renouvellement de son titre de séjour ;
2°) d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de statuer sur sa demande et de lui délivrer une attestation prolongation d’instruction.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) / 7° Rejeter, après l’expiration du délai de recours ou, lorsqu’un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. ; (…) ».
Il résulte des pièces du dossier que la requête de M. B... se borne à faire état du délai d’attente de la réponse à sa demande de renouvellement de titre de séjour, déposée le 31 décembre 2024, et de l’absence de délivrance de document le maintenant en situation régulière le temps de son examen. Ainsi sa requête ne présente aucun moyen explicitement formulé, permettant d’apprécier le bien-fondé de sa requête. Dans ces conditions, la requête de M. B..., qui est manifestement irrecevable, doit être rejetée par une ordonnance prise en application des dispositions précitées du 4° et du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... B....
Fait à Montreuil, le 26 janvier 2026.
Le président de la 11e chambre,
M. A...
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, ou à tout autre préfet territorialement compétent, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.