Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A... contestant un refus d’entrée sur le territoire et son placement en zone d’attente à l’aéroport de Roissy. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucune conclusion formelle, telle qu’une demande d’annulation ou d’indemnisation, comme l’exige l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé ce rejet sans instruction contradictoire ni audience.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 novembre 2025, Mme B... A... conteste la décision de refus d’entrée du 5 septembre 2025 de la Direction générale de la police nationale aux frontières portant refus d’entrée sur le territoire et la plaçant en zone d’attente de l’aéroport de Roissy – Charles de Gaulle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Selon le 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents des tribunaux administratifs peuvent, par ordonnance, « rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d’une audience.
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. (…) Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge (…) ».
3. Mme A... conteste la décision du 5 septembre 2025 de la Direction générale de la police nationale aux frontières portant refus d’entrée sur le territoire et la plaçant en zone d’attente de l’aéroport de Roissy – Charles de Gaulle. Toutefois, sa requête ne comporte aucune conclusion à fin d’annulation ni conclusion à fin d’indemnisation.
4. Par suite, en l’absence de conclusion relevant des pouvoirs du juge administratif, la présente requête est irrecevable et ne peut qu’être rejetée par application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Montreuil, le 17 décembre 2025.
La présidente du tribunal,
I. Dely
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.