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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2521390

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2521390

lundi 16 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2521390
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGUNEL

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a rejeté la requête en excès de pouvoir d'un demandeur contestant le silence gardé par le préfet sur sa demande de rendez-vous pour un titre de séjour. Le juge a estimé que ce silence ne constituait pas une décision de refus implicite susceptible d'un recours pour excès de pouvoir, rendant la requête irrecevable. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 novembre 2025, M. A... B..., représenté Me Gunel, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis aurait implicitement refusé d’examiner sa demande et de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « salarié » ou à défaut « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois à compter de la décision à intervenir et sous une astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) subsidiairement, d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour assortie d’une autorisation provisoire de travail dans un délai d’un mois à compter de la décision à intervenir et sous une astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables (…) ».

Si l’attestation de dépôt de son dossier émanant du site de la préfecture « démarches-simplifiées.fr » démontre que M. B... a engagé la procédure en vue de se voir délivrer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour en préfecture, le silence gardé par le préfet de la Seine-Saint-Denis sur sa demande, qui doit être regardée comme une demande de rendez-vous en vue du dépôt en préfecture du dossier de demande de renouvellement de titre de séjour, n’a pas eu pour effet de faire naître une décision de refus de titre de séjour pouvant être contestée devant le juge de l’excès de pouvoir. Par suite, le recours pour excès de pouvoir formé contre une telle décision, qui est inexistante, n’est pas recevable.

Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation présentées par M. B... sont irrecevables et doivent être rejetées par application de l’article R. 222-1 4°) du code de justice administrative, ainsi que, par voie de conséquence, celles présentées à fin d’injonction sous astreinte et celles présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Montreuil, le 16 février 2026.



Le président de la 12e chambre,




E. Jauffret



La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, ou à tout autre préfet territorialement compétent, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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