Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C... épouse A... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait la décision du 21 mai 2025 par laquelle la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis avait déclaré sans objet son recours amiable, au motif qu'elle avait déjà été reconnue prioritaire pour un logement d'urgence en 2011. Le tribunal a estimé que la requête était dépourvue d'objet. Cette ordonnance a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 décembre 2025, Mme B... C... épouse A... demande au tribunal d’annuler la décision du 21 mai 2025 par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis sur son recours amiable tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2. Par une décision du 21 mai 2025, la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a reconnu le recours amiable de Mme C... épouse A... tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement comme étant sans objet au motif que par une décision du 20 avril 2011, antérieure à l’enregistrement de la requête, la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis l’avait déjà reconnue comme étant prioritaire et devant être logée d’urgence dans un logement répondant à ses besoins et capacités.
3. Dans ces conditions, la requête de Mme C... épouse A... est dépourvue d’objet et doit être rejetée, en toutes ses conclusions, comme manifestement irrecevable, sur le fondement des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme C... épouse A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C... épouse A... et au ministre de la ville et du logement.
Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 15 janvier 2026.
La présidente de la 3ème chambre,
J. Jimenez
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.