Requête en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral prolongeant une interdiction de retour sur le territoire français. Le Tribunal administratif de Montreuil rejette la requête comme manifestement irrecevable pour cause de tardiveté. Le requérant avait un délai de sept jours pour contester la décision, conformément aux articles L. 921-1 et R. 614-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais a saisi le tribunal plus d'un mois après la notification. L'ordonnance est fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 décembre 2025, M. B... A... demande au Tribunal, d’annuler l’arrêté du 4 novembre 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a augmenté de douze mois l’interdiction de retourner sur le territoire français dont il fait l’objet.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 de ce même code : « Les premiers vice-présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d’une audience.
2. Aux termes de l’article R. 614-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « La décision de prolongation d'une interdiction de retour en application de l'article L. 612-11 peut être contestée devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 921-1 (…) ». Aux termes de l’article L. 921-1 du même code : « Lorsqu'une disposition du présent code prévoit qu'une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai de sept jours à compter de la notification de la décision (…) ».
3. Il ressort des pièces du dossier que M. A... a reçu notification de l’arrêté attaqué par voie administrative le 4 novembre 2025. Cet arrêté mentionnait les voies et délais de recours. Or, la requête de M. A... n’a été déposée sur l’application Télérecours citoyens que le 2 décembre 2025. Dès lors, le délai de sept jours dont il disposait pour saisir le tribunal d’un recours, conformément aux dispositions précitées de l’article L. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, a expiré. La requête est donc tardive. Pour cette raison, la requête de M. A... est manifestement irrecevable et doit être rejetée par ordonnance sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête susvisée de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Montreuil, le 16 décembre 2025.
Le premier vice-président,
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.