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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2522000

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2522000

lundi 22 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2522000
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET TOMASI-DUMOULIN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de Mme B... concernant la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 21 octobre 2024 classant sans suite sa demande de titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas joint l'acte attaqué à son recours, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Le juge a appliqué la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 décembre 2025 sous le numéro 2522000 et le 10 décembre 2025 sous le numéro 2522251, Mme A... B... demande au juge des référés du Tribunal statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du 21 octobre 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a classé sans suite sa demande de titre de séjour.


Vu :
- la requête enregistrée le 29 janvier 2025 sous le n° 2501516, tendant à l’annulation de la décision contestée ;
- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. C..., premier vice-président, pour statuer sur les demandes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, (…) qu’elle est irrecevable (…), le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ». Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué (…) ».

2. La requérante n’a accompagné sa requête en référé suspension de l’acte de l’exécution duquel elle demande la suspension dans aucune des deux instances ci-dessus. Elle est, dès lors, manifestement irrecevable et peut être rejetée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....

Fait à Montreuil le 22 décembre 2025.

Le juge des référés,
Si
Signé

P. C...


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


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