Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait l'attribution d'un logement adapté suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis du 4 décembre 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car présentée tardivement, en violation du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative. La décision de la commission informait la requérante qu'elle pouvait saisir le tribunal entre le 4 juin et le 6 octobre 2025, mais sa requête n'a été enregistrée que le 9 décembre 2025. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a rejeté la requête sans instruction contradictoire préalable.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 décembre 2025, Mme B... A... demande au Tribunal d’enjoindre au préfet de lui attribuer un logement tenant compte de ses besoins et capacités en application de la décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis du 4 décembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les premiers vice-présidents des tribunaux administratifs peuvent, par ordonnance, « rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d’une audience.
2. Aux termes de l’article R. 778-2 du même code : « Les requêtes mentionnées à l'article R. 778-1 sont présentées dans un délai de quatre mois à compter de l'expiration des délais prévus aux articles R. 441-16-1, R. 441-17 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation (…) ».
3. La demande de logement présentée par Mme A... a été reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis le 4 décembre 2024. Cette décision l’informait de ce qu’il pouvait saisir le tribunal, notamment si aucune offre de logement ne lui était faite, à compter du 4 juin 2025 et ce jusqu’au 6 octobre 2025. Or, la requête de Mme A... n’a été enregistrée que le 9 décembre 2025. Elle est donc tardive. Pour cette raison, la requête de Mme A... est manifestement irrecevable et doit être rejetée par ordonnance.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Montreuil, le 4 février 2025.
Le premier vice-président,
Signé
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.