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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2522645

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2522645

jeudi 15 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2522645
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBEDAD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le moyen tiré de l’incompétence du signataire était manifestement infondé, dès lors qu’une délégation de signature régulière avait été publiée. Le moyen d’insuffisance de motivation a également été écarté, l’arrêté comportant les considérations de droit et de fait nécessaires. Enfin, le moyen fondé sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme a été rejeté faute de précisions suffisantes, le requérant n’apportant pas d’éléments probants sur sa vie privée et familiale en France.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 décembre 2025, M. D... A..., représenté par Me Bedad, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 16 novembre 2025 par lequel le préfet de police l’a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays d’éloignement ;

2°) d’enjoindre au préfet de police ou au préfet territorialement compétent de lui délivrer un certificat de résidence portant la mention « vie privée et familiale », dans le délai d’un moins à compter du jugement à intervenir, ou, à défaut, de réexaminer sa situation, dans le délai de deux mois à compter de cette même date, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de sept jours à compter de cette même date, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. A... soutient que l’arrêté attaqué :

- est entaché d’incompétence ;
- est insuffisamment motivé ;
- méconnaît l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Vu les autres pièces du dossier.



Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales,
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ».

En premier lieu, par un arrêté n° 2025-01371 du 23 octobre 2025, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de police a donné à M. B... C..., attaché d’administration de l’Etat, délégation à l’effet de signer les décisions dans la limite de ses attributions, dont relève la police des étrangers, en cas d’absence ou d’empêchement d’autorités dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu’elles n’ont pas été absentes ou empêchées lors de la signature de l’arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de ce que ce dernier serait entaché d’incompétence est manifestement infondé.

En deuxième lieu, l’arrêté attaqué comporte l’énoncé des considérations de fait et de droit qui le fondent. Par suite, le moyen tiré de ce qu’il serait insuffisamment motivé est manifestement infondé.

En troisième lieu, en se bornant à faire valoir qu’il réside en France depuis 2012, sans assortir ses affirmations d’aucune pièce autre que le tampon d’une entrée sur le territoire apposée sur son passeport, M. A... n’assorti pas le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé.

Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de rejeter la requête de M. A..., en toutes ses conclusions.









O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D... A....

Copie en sera transmise au préfet de police.


Fait à Montreuil, le 15 janvier 2026.


Le président de la 1ère chambre,



A. Marchand


La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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