Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contestant la note de 9,25/20 attribuée par le jury du concours de rédacteur territorial, et demandant sa révision. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, rappelant qu’il n’appartient pas au juge administratif de modifier une note d’examen, le jury étant souverain dans l’appréciation des mérites des candidats. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, sans instruction contradictoire ni audience.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 janvier 2026, Mme B... A... saisit le tribunal d’un recours à l’encontre de la décision du centre interdépartemental de gestion de petite couronne de la région d’Ile de France par laquelle le jury d’admission à l’examen de rédacteur territorial pour la session 2025 lui a attribué la note de 9,25/20 à l’épreuve écrite, et demande la révision de sa note pour pouvoir être admis au concours.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : (…) les premiers vice-présidents des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d’une audience.
2. Mme A... demande au tribunal de réviser la note qu’elle a obtenue lors de l’épreuve écrite du concours de rédacteur territorial. Toutefois, il n’appartient pas au juge administratif de modifier une note d’examen décernée par un jury, qui est souverain pour apprécier les mérites des candidats. Par suite, la requête qui ne saurait être régularisée, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Montreuil, le 20 janvier 2026.
Le premier vice-président,
P. Le Garzic
La république mande et ordonne au préfet de Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.