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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2600773

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2600773

mercredi 4 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2600773
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLEMICHEL

Résumé IA

Sujet principal : Recours contre un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Montreuil (ordonnance du président de la 11e chambre). Solution retenue : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable, car le silence de l'administration sur une demande de rendez-vous en préfecture ne constitue pas une décision implicite de rejet. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (irrecevabilité manifeste) et article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (absence de délai imposé à l'administration pour convoquer le demandeur).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 janvier 2026, Mme C..., représentée par Me Soh Mouafo, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de renouveler son titre de séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer une carte de résident ou, à défaut, une carte de séjour pluriannuelle « vie privée et familiale », dans un délai de sept jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et, durant l’instruction, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat (préfet de la Seine-Saint-Denis) la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».

Mme B..., ressortissante camerounaise, a sollicité une demande de rendez-vous afin de déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour, sur le site « www.demarches-simplifiees.fr », le 7 septembre 2025. A ce titre, Mme B... soutient que l’absence de convocation à la suite de cette demande doit s’analyser comme une décision implicite de refus de renouveler son titre de séjour.

Toutefois, aucune disposition législative ou réglementaire, notamment par l’article R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni aucun principe ne fixe de délai déterminé dans lequel l’autorité administrative serait tenue de recevoir un étranger ayant demandé à se présenter en préfecture pour y déposer sa demande de titre de séjour. Il s’ensuit que le silence gardé par l’administration sur une demande de rendez-vous pour le dépôt d’une demande au guichet ne peut être regardée comme étant susceptible de faire naître une décision implicite de rejet. Dans ces conditions, Mme B... ne justifie pas de l’existence d’une décision par laquelle le préfet ou son représentant lui aurait opposé un refus de la convoquer en préfecture, dont elle pourrait demander l’annulation. Par suite, la requête de Mme B... est manifestement irrecevable et doit être rejetée.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C....

Fait à Montreuil, le 4 février 2026.




Le président de la 11e chambre,



M. A...


La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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