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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2601121

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2601121

mercredi 21 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2601121
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... qui sollicitait la suspension de la destruction de son véhicule placé en fourrière sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas introduit de requête distincte en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code, et n'avait pas produit la décision contestée. De plus, les pièces du dossier révélaient que le ministre de l'intérieur avait déjà ordonné la mainlevée de la fourrière et la restitution du véhicule, rendant la contestation sans objet.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 janvier 2026, Mme B... A... doit être regardée comme demandant au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de la décision de procéder à la destruction d’un véhicule placé en fourrière.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Desimon, premier conseiller, pour statuer sur les demandes en référé en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Aux termes du second alinéa de l’article R. 522-1 du même code : « A peine d’irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d’une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentés par requête distincte de la requête à fin d’annulation ou de réformation et accompagnées d’une copie de cette dernière ». Enfin, en vertu de l’article L. 522-3 de ce code, le juge des référés peut, lorsqu’il apparaît manifeste qu’une requête est irrecevable, la rejeter par une ordonnance motivée sans instruction ni audience.

Si Mme A... présente, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, des conclusions à fin de suspension, elle n’a pas introduit par ailleurs de requête distincte à fin d’annulation contre la décision dont elle sollicite la suspension.

Par ailleurs, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative, la requérante n’a pas produit à l’appui de sa requête la décision qu’elle entend contester. En toute hypothèse, les éléments dont elle se prévaut ne permettent pas de tenir pour établie l’existence d’une décision telle que celle qu’elle entend contester alors qu’elle produit au dossier une décision du ministre de l’intérieur du 15 décembre 2025 prononçant la mainlevée de la mise en fourrière de son véhicule et sa restitution.

Sa requête est, dès lors, manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....


Fait à Montreuil, le 21 janvier 2026.



Le juge des référés,




F. DESIMON


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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