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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2601223

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2601223

mercredi 21 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2601223
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait des mesures d'injonction pour débloquer son compte ANEF ou obtenir une attestation provisoire de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant étant titulaire d'un titre de séjour valide jusqu'en mai 2026 et sa demande de duplicata ayant été acceptée. Il a également jugé que la demande d'autorisation provisoire de séjour était dépourvue d'utilité en l'espèce. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 janvier 2026, M. B... A... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis soit de procéder au déblocage de son compte ANEF, soit de permettre le dépôt de sa demande de renouvellement par tout autre moyen, soit de lui délivrer une attestation provisoire de séjour.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Baffray, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. ». L'article L. 522-3 de ce code dispose que « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ». Et le 1er alinéa de l’article R. 522-1 dispose que « La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire. ».

Le juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, peut prescrire, sans audience, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures, autres que celles régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2 du même code, notamment sous forme d’injonctions adressées à l’administration, à condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. S’agissant de la condition d’urgence à laquelle est notamment subordonné le prononcé des mesures mentionnées à l’article L. 521-3, il appartient au juge des référés d’apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si la situation portée à sa connaissance est de nature à porter un préjudice suffisamment grave et immédiat à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre.

En l’espèce, selon les termes de la requête et les pièces produites par M. A..., ce dernier est titulaire d’une carte de séjour pluriannuelle « passeport talent » valide jusqu’au 4 mai 2026 et sa demande de duplicata a été acceptée le 22 mai 2025. S’il s’inquiète de ce que ce duplicata demeure en cours de fabrication et de ce qu’il pourrait être bloqué, de ce fait, dans ses démarches de renouvellement de son titre de séjour, aucun élément de l’instruction ne permet de regarder comme urgente sa situation à la date de la présente ordonnance justifiant le prononcé en référé des mesures d’injonction qu’il sollicite, sa demande de délivrance d’une autorisation provisoire de séjour étant au surplus dépourvue d’utilité dans son cas. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête de M. A... en toutes ses conclusions.


ORDONNE :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.


Fait à Montreuil, le 21 janvier 2026.



Le juge des référés,





J.-F. Baffray


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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