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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2603547

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2603547

jeudi 26 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2603547
TypeOrdonnance
RecoursExécution d'un jugement
Avocat requérantCABINET TOMASI-DUMOULIN

Résumé IA

Sujet principal : Demande de suspension d'une décision implicite de refus d'instruire une demande de renouvellement de titre de séjour et injonctions associées. Juridiction : Tribunal Administratif de Montreuil (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête en toutes ses conclusions, par procédure simplifiée, pour défaut d'objet. Textes appliqués : Articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative ; le juge estime que la requérante ne justifie pas de l'existence de la décision administrative attaquée, rendant sa demande irrecevable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 février 2026, Mme B... A... demande au juge des référés :

1°) de suspendre, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, l’exécution de la décision de l’administration refusant implicitement d’instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour ;

2°) d’enjoindre à l’administration de lui rouvrir l’accès au téléservice de l’administration numérique pour les étrangers en France (ANEF) ou de réexaminer sa demande dans un délai de sept jours et de lui délivrer un récépissé ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Charageat, premier conseiller, pour statuer en qualité de juge des référés.








Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». En vertu de l’article L. 522‑3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

2. Mme A..., ressortissante pakistanaise née le 19 décembre 1981, était titulaire d’un titre de séjour valable jusqu’au 8 novembre 2024, dont elle a sollicité le renouvellement via le téléservice de l’administration numérique pour les étrangers en France (ANEF), par une demande déposée le 31 octobre 2024, qui a fait l’objet d’une clôture, puis par une nouvelle demande déposée le 14 décembre 2024. Elle soutient que l’administration, en lui demandant sans fondement de fournir des pièces complémentaires par ailleurs matériellement incommunicables, a pris implicitement une décision de refus d’instruire sa demande de titre de séjour, dont elle demande au juge des référés d’ordonner la suspension de l’exécution. Toutefois, elle ne justifie pas de l’existence de la décision attaquée, alors au demeurant qu’il ne résulte pas de l’instruction que sa dernière demande de titre de séjour aurait fait l’objet d’une clôture. Par suite, ses conclusions à fin de suspension qui sont dépourvues d’objet, sont manifestement irrecevables. Il suit de là que la requête doit en tout état de cause être rejetée, en toutes ses conclusions, selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.








O R D O N N E :




Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....

Fait à Montreuil, le 26 février 2026.

Le juge des référés,




D. Charageat


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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