Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-1916408
vendredi 16 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-1916408 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 8ème Chambre |
| Avocat requérant | ACTEMIS AVOCATS |
Texte intégral
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 31 décembre 2019 sous le n°1916408, et des mémoires complémentaires enregistrés les 30 novembre 2023 et 9 janvier 2024, M. A C, représenté par Me Ohana, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle le directeur départemental des finances publiques des Hauts-de-Seine a refusé de modifier ses avis de non-imposition établis au titre des années 2017 et 2018 ;
2°) la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties auxquelles il a été assujetti au titre des années 2018 et 2019 dans les rôles de la commune de Boulogne-Billancourt ;
3°) d'annuler la décision par laquelle le directeur départemental des finances publiques des Hauts-de-Seine a refusé, suivant l'avis de la commission d'accès aux documents administratif, de lui communiquer l'intégralité du dossier fiscal des membres de sa famille depuis 2013 ;
4°) d'annuler la décision du 13 septembre 2019 prise sur sa demande de rescrit fiscal formulée en application de l'article L. 80 B du livre des procédures fiscales ;
5°) d'enjoindre à l'administration fiscale de procéder à l'examen depuis 2014 des déclarations fiscales de son épouse et de l'informer des éventuelles incohérences qui apparaitraient et des impositions rectificatives qui pourraient le concerner ;
6°) de condamner l'Etat à lui verser les sommes qui lui auraient été nécessaires pour vivre dignement, à parfaire, assorties des intérêts légaux ;
7°) de condamner l'Etat à lui verser la somme d'un euro symbolique en réparation des préjudices matériels et moraux qu'il a subis, ainsi que ses proches, du fait de pratiques fautives des services de l'Etat ;
8°) de mettre à la charge de l'Etat la somme d'un euro sur le fondement de l'article L 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.
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Il soutient que :
- sa requête est recevable en toutes ses conclusions ;
- ses avis d'imposition 2017 et 2018 ont été établis sans procédure contradictoire préalable, en méconnaissance notamment de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la procédure d'imposition est irrégulière en méconnaissance des articles L. 55 et L. 57 du livre des procédures fiscales ;
- c'est à tort qu'il a fait l'objet d'une imposition distincte de celle de son épouse au titre de l'année 2017 comme de 2018 ;
- ses enfants majeurs devraient être rattachés à son foyer fiscal pour 2017 et 2018 ainsi que ses enfants mineurs, augmentant par voie de conséquence son nombre de parts de quotient familial ;
- l'avantage en nature constitué par la mise à disposition à titre gratuit du logement familial à son ex-épouse a été incorrectement évalué par l'administration fiscale ;
- c'est à tort que l'administration fiscale a refusé de lui octroyer, en application de l'article 13 du code général des impôts, le report de ses charges déductibles lorsque ses revenus sont négatifs ou nuls ;
- les indemnités journalières de sécurité sociale perçues ne sont pas imposables ;
- les frais engagés pour son divorce en 2018 doivent être retenues dans le calcul de ses frais réels déductibles ;
- l'imposition au taux de 12,8 % des intérêts de son plan d'épargne logement au titre de l'année 2018 est illégale dès lors que son contrat n'est pas arrivé à échéance.
Par un mémoire en défense enregistré le 14 septembre 2020, la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision par laquelle le directeur départemental des finances publiques des Hauts-de-Seine a refusé de modifier ses avis de non-imposition établis au titre des années 2017 et 2018 à concurrence des modifications intervenues en cours d'instance et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Elle fait valoir que :
- il n'y plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision par laquelle le directeur départemental des finances publiques des Hauts-de-Seine a refusé de modifier ses avis de non-imposition établis au titre des années 2017 et 2018 à concurrence des modifications intervenues dans les nouveaux avis établis le 24 septembre 2020 ;
- les conclusions de la requête sont irrecevables à l'exceptions de celles portant sur les avis de non-imposition à l'impôt sur le revenu au titre des années 2017 et 2018 ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
II. Par une requête, enregistrée le 8 janvier 2022 sous le n°2200264, M. A C demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle le directeur départemental des finances publiques des Hauts-de-Seine a refusé de modifier son avis de non-imposition rectifié établi au titre de l'année 2019 ;
2°) d'annuler la décision par laquelle le directeur départemental des finances publiques des Hauts-de-Seine a refusé, suivant l'avis de la commission d'accès aux documents administratif, de lui communiquer l'intégralité du dossier fiscal des membres de sa famille depuis 2013 ;
3°) de condamner l'Etat à lui verser les sommes qui lui auraient été nécessaires pour vivre dignement, à parfaire, assorties des intérêts légaux ;
4°) de condamner l'Etat à lui verser la somme d'un euro symbolique en réparation des préjudices matériels et moraux qu'il a subis, ainsi que ses proches, du fait de pratiques fautives des services de l'Etat ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme d'un euro sur le fondement de l'article L 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.
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Il soutient que :
- c'est à tort qu'il a fait l'objet d'une imposition distincte de celle de son épouse au titre de l'année 2019 ;
- qu'il devrait être imposé au 24 rue des abondances à Boulogne-Billancourt ;
- ses enfants majeurs devraient être rattachés à son foyer fiscal pour 2019 ainsi que ses enfants mineurs, augmentant par voie de conséquence son nombre de parts de quotient familial ;
- l'avantage en nature constitué par la mise à disposition à titre gratuit du logement familial à son ex-épouse a été incorrectement évalué par l'administration fiscale ;
- les décisions de l'administration fiscale le concernant méconnaissent l'article 13 de la Charte sociale européenne ;
- les indemnités journalières de sécurité sociale perçues ne sont pas imposables ;
- le calcul de ses frais réels déductibles est erroné ;
- le versement par son employeur d'une somme de 781 euros ne constitue pas un revenu imposable ;
- l'imposition au taux de 12,8 % des intérêts de son plan d'épargne logement au titre de l'année 2019 est illégale dès lors que son contrat n'est pas arrivé à échéance ;
- c'est à tort que l'administration fiscale a refusé de lui octroyer, en application de l'article 13 du code général des impôts, le report de ses charges déductibles lorsque ses revenus sont négatifs ou nuls.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 juillet 2022, la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la Charte sociale européenne ;
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code civil ;
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de procédure civile ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bertoncini, président-rapporteur,
- les conclusions de M. Bories, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n° 1916408 et 2200264, présentées par M. A C, présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision par laquelle le directeur départemental des finances publiques des Hauts-de-Seine a refusé, suivant l'avis de la commission d'accès aux documents administratif, de lui communiquer l'intégralité du dossier fiscal des membres de sa famille depuis 2013 :
2. Ces conclusions, qui font l'objet d'un litige distinct de celui dont est saisi au principal le juge de l'impôt sont, ainsi que le fait valoir l'administration fiscale en défense dans la requête n°1916408, irrecevables et doivent fait l'objet d'une requête distincte. A cet égard, M. C a sollicité l'annulation de cette décision dans une requête distincte enregistrée au greffe du tribunal le 15 février 2022, sous le n° 2202347. Par suite, ces conclusions irrecevables, qui ont été régularisées dans un requête distincte, ne peuvent qu'être rejetées dans les présentes instances.
Sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision du 13 septembre 2019 prise sur sa demande de rescrit fiscal formulée en application de l'article L. 80 B du livre des procédures fiscales :
3. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales : " Il ne sera procédé à aucun rehaussement d'impositions antérieures si la cause du rehaussement poursuivi par l'administration est un différend sur l'interprétation par le redevable de bonne foi du texte fiscal et s'il est démontré que l'interprétation sur laquelle est fondée la première décision a été, à l'époque, formellement admise par l'administration. () ". Aux termes de l'article L. 80 B du même livre : " La garantie prévue au premier alinéa de l'article L. 80 A est applicable : 1° Lorsque l'administration a formellement pris position sur l'appréciation d'une situation de fait au regard d'un texte fiscal ; elle se prononce dans un délai de trois mois lorsqu'elle est saisie d'une demande écrite, précise et complète par un redevable de bonne foi. () ".
4. L'article L. 80 CB du livre des procédures fiscales institue une procédure spéciale de recours administratif en faveur des contribuables. En vertu de ce texte, lorsque l'administration a pris formellement position à la suite d'une demande écrite, précise et complète déposée au titre, notamment, des 1° à 6° ou du 8° de l'article L. 80 B par un redevable de bonne foi, ce dernier peut saisir l'administration, dans un délai de deux mois, pour solliciter un second examen de cette demande, à la condition qu'il n'invoque pas d'éléments nouveaux. Lorsqu'elle est saisie d'une demande de second examen, auquel elle procède de manière collégiale, l'administration répond selon les mêmes règles et délais que ceux applicables à la demande initiale, décomptés à partir de la nouvelle saisine.
5. Une prise de position formelle de l'administration sur une situation de fait au regard d'un texte fiscal en réponse à une demande présentée par un contribuable dans les conditions prévues par les dispositions mentionnées au point 3 a, eu égard aux effets qu'elle est susceptible d'avoir pour le contribuable et, le cas échéant, pour les tiers intéressés, le caractère d'une décision. En principe, une telle décision ne peut, compte tenu de la possibilité d'un recours de plein contentieux devant le juge de l'impôt, pas être contestée par le contribuable par la voie du recours pour excès de pouvoir. Toutefois, cette voie de droit est ouverte lorsque la prise de position de l'administration, à supposer que le contribuable s'y conforme, entraînerait des effets notables autres que fiscaux et qu'ainsi, la voie du recours de plein contentieux devant le juge de l'impôt ne lui permettrait pas d'obtenir un résultat équivalent. Il en va ainsi, notamment, lorsque le fait de se conformer à la prise de position de l'administration aurait pour effet, en pratique, de faire peser sur le contribuable de lourdes sujétions, de le pénaliser significativement sur le plan économique ou encore de le faire renoncer à un projet important pour lui ou de l'amener à modifier substantiellement un tel projet.
6. Les prises de position défavorables sur des demandes des contribuables relevant des 2° à 6° ou du 8° de l'article L. 80 B et de l'article L. 80 C du livre des procédures fiscales sont, eu égard aux enjeux économiques qui motivent ces demandes, réputées remplir les conditions leur permettant d'être contestées par la voie du recours pour excès de pouvoir.
7. Lorsqu'une prise de position en réponse à une demande relevant de l'article L. 80 B ou de l'article L. 80 C du LPF présente le caractère d'une décision susceptible d'un recours pour excès de pouvoir, le contribuable auteur de la demande qui entend la contester doit saisir préalablement l'administration d'une demande de second examen dans les conditions prévues à l'article L. 80 CB. La décision par laquelle l'administration fiscale prend position à l'issue de ce second examen se substitue à sa prise de position initiale. Seule cette seconde prise de position peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, auquel il appartient également, si des conclusions lui sont présentées à cette fin, de faire usage des pouvoirs d'injonction qu'il tient du titre Ier du livre IX du code de justice administrative.
8. Il ressort des pièces du dossier que M. C a demandé à l'administration fiscale, par un courrier du 3 août 2018, qu'il présente comme une demande de rescrit fiscal, si l'indemnité de moyen d'existence perçue par son ex-épouse était assujettie à l'impôt sur le revenu, en application de l'article 80 du code général des impôts, ou en était exonérée, en application des articles 81 ou 82 du même code. Par un courrier du 13 septembre suivant, le directeur départemental des finances publiques des Hauts-de-Seine lui a indiqué que sa demande ne saurait constituer un rescrit fiscal de l'article L. 80 B du livre des procédures fiscales dès lors que son épouse n'apparaissait pas sur son avis d'imposition 2017 de telle sorte que cette demande ne saurait émaner d'un redevable de bonne foi au sens de cet article. La demande du requérant étant irrecevable faute d'avoir été présentée par un contribuable dans les conditions prévues par les dispositions mentionnées au point 3, l'administration fiscale était fondée, pour ce seul motif, à la rejeter. En tout état de cause, et au surplus, outre que le requérant n'a pas introduit le recours préalable obligatoire prévu au point 7 ci-dessus, la demande de M. C ne pouvant s'inscrire que dans le cadre du 1° de l'article L. 80 B du livre des procédures fiscales, il n'établit pas que la prise de position de l'administration entraînerait des effets notables autres que fiscaux et qu'ainsi, la voie du recours de plein contentieux devant le juge de l'impôt, si le principe de l'imposition commune avec son épouse y était reconnu, ne lui permettrait pas d'obtenir un résultat équivalent. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation de cette décision ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions présentées par M. C tendant à ce que l'administration fiscale procède à l'examen depuis 2014 des déclarations fiscales de son épouse et de l'informer des éventuelles incohérences qui apparaitraient et des impositions rectificatives qui pourraient le concerner :
9. Ainsi que le fait valoir l'administration fiscale en défense, le fait pour elle de ne pas donner suite à ces demandes, qui ne constituent pas des réclamations préalables au sens des articles R. 190-1 et R. 197-3 du livre des procédures fiscales, ne constitue pas une décision susceptible de recours devant le juge de l'impôt. En outre, le choix pour l'administration fiscale de faire usage du pouvoir de contrôle de la situation fiscale d'un contribuable qu'elle détient en application des articles L. 10 et suivants du livre des procédures fiscales constitue une décision insusceptible de recours pour excès de pouvoir. En tout état de cause, en dehors des cas prévus aux articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative, inapplicables en l'espèce, il n'appartient pas au juge administratif d'adresser à titre principal des injonctions à l'administration. Par suite, les conclusions visées ci-dessus ne peuvent qu'être rejetées.
Sur la taxe foncière sur les propriétés bâties au titre des années 2018 et 2019 :
10. M. C a demandé, le 16 septembre 2019, le bénéfice du plafonnement de la taxe foncière sur les propriétés bâties prévue à l'article 1391 B ter du code général des impôts, son exonération de ces taxes à raison de son handicap et enfin leur remise gracieuse. Il résulte de l'instruction que l'administration fiscale a accordé au requérant, par une décision du 8 novembre 2018, un dégrèvement de la taxe foncière sur les propriétés bâties mise à sa charge au titre de l'année 2018 de 366 eurs par l'application de l'article 1391 B ter du code général des impôts, ramenant cet impôt à 677 euros.
11. En premier lieu, aux termes de l'article 1391 B ter du code général des impôts : " I. - Il est accordé, sur la cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties afférente à l'habitation principale des contribuables dont les revenus n'excèdent pas le montant prévu au II de l'article 1417, un dégrèvement égal à la fraction de la cotisation supérieure à 50 % du montant total de leurs revenus définis aux II et IV du présent article. [] II. - Pour l'application du I, les revenus pris en compte s'entendent des revenus définis au IV de l'article 1417 [] IV. - Pour l'application des I et II, les revenus s'entendent : a) Des revenus du foyer fiscal du contribuable au nom duquel la taxe est établie ; b) Lorsque la taxe foncière est établie au nom de plusieurs personnes appartenant à des foyers fiscaux distincts, de la somme des revenus de chacun des foyers fiscaux de ces personnes ; c) Lorsque les personnes mentionnées aux a et b du présent IV cohabitent avec des personnes qui ne font pas partie de leur foyer fiscal et pour lesquelles la propriété bâtie constitue leur habitation principale, de la somme des revenus de chacun des foyers fiscaux des personnes au nom desquelles l'imposition est établie ainsi que des revenus de chacun des foyers fiscaux des cohabitants. [] ". Aux termes de l'article 1417 du même code, dans sa rédaction applicable au titre de la taxe sur les propriétés bâties établie au titre de l'année 2018 : " [] II. - [Les dispositions de l'article 1391 B ter sont applicables aux contribuables] dont le montant des revenus de l'année précédant celle au titre de laquelle l'imposition est établie n'excède pas la somme de 25 432 €, pour la première part de quotient familial, () ". Il résulte de ces dispositions que les revenus pris en compte pour le calcul du montant du dégrèvement théorique s'entendent du revenu fiscal de référence des contribuables au nom desquels la taxe foncière est établie, éventuellement majoré du revenu fiscal de référence du ou des cohabitants.
12. Si M. C produit une réclamation préalable indiquant qu'il sollicite l'application des dispositions de l'article 1391 B ter du code général des impôts et renvoie aux formulaires de demande joints, il n'établit avoir produit ce formulaire qu'au titre de l'année 2018. Il résulte de l'instruction que l'administration fiscale a retenu pour l'année 2017 un revenu de l'intéressé s'établissant à 20 411 euros et lui a en conséquence appliqué, dans des proportions qui ne sont pas sérieusement contredites, un dégrèvement de taxe foncière sur les propriétés bâties au titre de l'année 2018 par l'application de l'article 1391 B ter précité de 366 euros. Le requérant n'établissant pas avoir sollicité le bénéfice de ce plafonnement pour l'année 2019, ni qu'il aurait dû bénéficier pour 2018 d'un plafonnement supérieur à celui qui lui a été accordé, il n'est pas fondé à soutenir que l'administration fiscale aurait méconnu les dispositions de l'article 1391 B ter du code général des impôts précitées en établissant, en dernier lieu, ses cotisations à la taxe foncière sur les propriétés bâties au titre des années 2018 et 2019 respectivement à 677 euros et 1 061 euros.
13. En deuxième lieu, aux termes de l'article 1390 du code général des impôts : " I. Les titulaires de l'allocation supplémentaire du fonds national de solidarité mentionnée à l'article L 815-2 ou à l'article L 815-3 du code de la sécurité sociale sont exonérés de la taxe foncière sur les propriétés bâties dont ils sont passibles à raison de leur habitation principale. Le bénéfice de cette disposition est subordonné à la condition qu'ils occupent cette habitation : soit seuls ou avec leur conjoint ; soit avec des personnes qui sont à leur charge au sens des dispositions applicables en matière d'impôt sur le revenu ; soit avec d'autres personnes titulaires de la même allocation. () ". Le bénéfice de l'exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties que prévoient les dispositions précitées de l'article 1390 du code général des impôts a été étendu par l'interprétation administrative de la loi fiscale référencée BOI-IF-TFB-10-50-40 n° 30 et 40, du 12 septembre 2012 aux contribuables percevant l'allocation aux adultes handicapés lorsque leurs revenus de l'année précédant celle de l'imposition n'excèdent pas la limite fixée à l'article 1417 du même code. Par ailleurs, le bénéfice de l'exonération de taxe foncière est étendu en cas de cohabitation du redevable de la taxe avec une personne non à charge dont le revenu de référence n'excède pas la même limite.
14. M. C n'établit pas percevoir les allocations mentionnées à l'article 1390 précité, ni même l'allocation adulte handicapé, pas davantage que les personnes qui cohabiteraient avec lui, ni même qu'elles auraient perçus en 2017 et 2018 un revenu fiscal de référence inférieur à la limite fixée à l'article 1417 du code général des impôts. Partant, l'intéressé n'est pas fondé à soutenir qu'il aurait dû bénéficier de l'exonération de ses cotisations à la taxe foncière sur les propriétés bâties au titre des années 2018 et 2019 en application de l'article 1390 du code général des impôts ou de son interprétation administrative.
15. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 247 du livre des procédures fiscales : " L'administration peut accorder sur la demande du contribuable : 1° Des remises totales ou partielles d'impôts directs régulièrement établis lorsque le contribuable est dans l'impossibilité de payer par suite de gêne ou d'indigence () ". La décision refusant une remise gracieuse peut être déférée au juge administratif par la voie du recours pour excès de pouvoir. Elle ne peut être annulée que si elle est entachée d'une erreur de droit, d'une erreur de fait, d'une erreur manifeste d'appréciation ou d'un détournement de pouvoir.
16. Si M. C peut être regardé comme demandant l'annulation de la décision par laquelle l'administration fiscale a rejeté de remise gracieuse ou d'échelonnement des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties restant à sa charge au titre des années 2018 et 2019, il ne produit aucun élément, relatif à l'état de ses ressources et charges, de nature à établir que cette décision serait entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
17. Le requérant se prévaut également, au soutien de ces conclusions en annulation de la décision refusant de lui accorder la remise gracieuse des impositions en litige, de l'instruction administrative référencée BOI-IF-TFB-10-50-40 n° 30 n° 160 qui prévoit que " lorsqu'un immeuble indivis est habité exclusivement par les copropriétaires, () l'intéressé peut demander à bénéficier, sur le plan gracieux, d'une réduction de son imposition, en particulier si les autres coïndivisaires ne sont pas en mesure de prendre en charge la totalité des cotisations se rapportant à l'immeuble ". Toutefois, il ne peut utilement invoquer à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, sur le fondement de l'article L 80 A du livre des procédures fiscales, l'interprétation de la loi fiscale donnée dans une instruction par l'administration.
18. Il résulte de ce qui a été dit aux points 10 à 17, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense par l'administration fiscale, que les conclusions présentées par M. C tendant à la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties auxquelles il a été assujetti au titre des années 2018 et 2019 dans les rôles de la commune de Boulogne-Billancourt ne peuvent qu'être rejetées.
Sur l'impôt sur le revenu au titre des années 2017 à 2019 :
19. L'absence d'imposition effective du contribuable est nécessairement détachable de la procédure fiscale et, par suite, du contentieux fiscal. Compte tenu notamment des mentions non indicatives que comportent un avis d'imposition ou de non-imposition et de l'incidence qu'elles ont en pratique pour l'octroi des prestations accordées par les organismes sociaux, le refus opposé par l'administration de rectifier même un avis de non-imposition est susceptible d'avoir des effets sur la situation personnelle de ce dernier. Dès lors, quand bien même le requérant ne se prévaut pas d'un texte d'où il résulterait l'obligation pour l'administration fiscale de délivrer ledit document, la décision de refus ainsi opposée doit, néanmoins, être regardée comme une décision lui faisant grief susceptible d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir. Ainsi, bien que M. C n'ait fait l'objet d'aucune imposition primitive ou supplémentaire au titre des années 207 à 2019, il est recevable à contester devant le juge de l'excès de pouvoir les décisions de ne pas en modifier les mentions.
En ce qui concerne l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne :
20. Il résulte de la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union européenne que l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne s'adresse non pas aux Etats membres, mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Ainsi, le requérant ne saurait se prévaloir des stipulations de cet article à l'encontre des avis de non-imposition en litige au motif qu'il n'aurait pas été établis à l'issue d'une procédure contradictoire prévue par ce texte. En outre, et au surplus, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu prévu par les stipulations de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne est en tout état de cause inopérant, en l'absence de mise en œuvre du droit communautaire par l'administration fiscale à l'occasion de l'édiction des avis d'imposition du requérant qui sont, de surcroît, établis conformément à ses propres déclarations en application de l'article 170 du code général des impôts.
En ce qui concerne la méconnaissance des articles L. 55 et L.57 du livre des procédures fiscales au titre des années 2017 et 2018 :
21. Aux termes de l'article L. 10 du livre des procédures fiscales : " L'administration des impôts contrôle les déclarations ainsi que les actes utilisés pour l'établissement des impôts, droits, taxes et redevances. Elle contrôle, également les documents déposés en vue d'obtenir des déductions, restitutions ou remboursements, ou d'acquitter tout ou partie d'une imposition au moyen d'une créance sur l'État. À cette fin, elle peut demander aux contribuables tous renseignements, justifications ou éclaircissements relatifs aux déclarations souscrites ou aux actes déposés () ". Aux termes de l'article L. 55 du livre des procédures fiscales : " Sous réserve des dispositions de l'article L. 56, lorsque l'administration des impôts constate une insuffisance, une inexactitude, une omission ou une dissimulation dans les éléments servant de base au calcul des impôts, droits, taxes, redevances ou sommes quelconques dues en vertu du code général des impôts ou de l'article L. 2333-55-2 du code général des collectivités territoriales, les rectifications correspondantes sont effectuées suivant la procédure de rectification contradictoire définie aux articles L. 57 à L. 61 A. () ". Aux termes de l'article L. 57 du même livre : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation () ".
22. Il résulte de ces dispositions que la procédure de rectification contradictoire dont elles prévoient l'application ne concerne que les cas où l'administration remet en cause des éléments que le contribuable est tenu de déclarer en vue de permettre à celle-ci d'asseoir l'impôt, l'administration ne pouvant rectifier les éléments déclarés qu'en se conformant à la procédure contradictoire.
23. Il ressort des pièces du dossier que le requérant a déposé, au titre de 2017, huit versions de sa déclaration d'impôt sur le revenu entre le 17 juin et le 24 août 2018, et pour 2019, deux versions les 17 mai et 18 juillet 2019. Il ressort des échanges qu'il a eus avec l'administration fiscale, avant que celle-ci ne lui adresse les avis de non-imposition litigieux, que ces avis résultent d'un long échange entre le requérant et l'administration fiscale sur les éléments que ses déclarations devaient comporter relativement notamment au rattachement de ses enfants à charge comme de la nécessité de déposer une déclaration distincte de son épouse, pour qu'en dernier lieu l'intéressé s'en remette à l'appréciation de l'administration. Dans ces conditions particulières, le requérant doit être regardé comme ayant été imposé selon ses propres déclarations de telle sorte que l'administration fiscale n'avait pas à mettre en œuvre la procédure de rectification contradictoire et de respecter les garanties qui s'y attachent résultant notamment de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales. En tout état de cause, M. C n'ayant fait l'objet, ainsi qu'il a été dit au point 19, d'aucune imposition au titre des années litigieuses, il ne saurait utilement se prévaloir, dans le cadre d'un contentieux de l'excès de pouvoir, de moyens tirés de la régularité de la procédure d'imposition et relatifs au plein contentieux fiscal.
En ce qui concerne le principe d'une imposition distincte :
24. Aux termes de l'article 6 du code général des impôts dans sa rédaction applicable au litige : " () Sauf application des dispositions du 4 et du second alinéa du 5, les personnes mariées sont soumises à une imposition commune pour les revenus perçus par chacune d'elles et ceux de leurs enfants et des personnes à charge mentionnés au premier alinéa ; () 4. Les époux font l'objet d'impositions distinctes : a. Lorsqu'ils sont séparés de biens et ne vivent pas sous le même toit ; b. Lorsqu'étant en instance de séparation de corps ou de divorce, ils ont été autorisés à avoir des résidences séparées ; c. Lorsqu'en cas d'abandon du domicile conjugal par l'un ou l'autre des époux, chacun dispose de revenus distincts. () 6. Chacun des époux, partenaires, anciens époux ou anciens partenaires liés par un pacte civil de solidarité est personnellement imposable pour les revenus dont il a disposé pendant l'année de la réalisation de l'une des conditions du 4, du divorce ou de la dissolution du pacte, ainsi que pour la quote-part des revenus communs lui revenant. A défaut de justification de cette quote-part, ces revenus communs sont partagés en deux parts égales entre les époux, partenaires, anciens époux ou anciens partenaires liés par un pacte civil de solidarité () ".
25. M. C soutient qu'il ne pouvait pas faire l'objet d'une imposition séparée de son épouse au titre des années 2017 à 2019. Il se prévaut en particulier de la circonstance que l'ordonnance de non conciliation du 27 avril 2015, qui comportait des mesures provisoires les autorisant, en instance de divorce, à avoir des résidences séparées, est devenue caduque le 9 janvier 2018 à raison de l'ordonnance du tribunal de grande instance de Nanterre. Toutefois, si les dispositions du b du 4 de l'article 6 du code général des impôts ne trouvaient plus à s'appliquer, l'administration fiscale établit que M. et Mme C ont eu des résidences séparées depuis l'année 2014, ainsi que l'a constaté la cour d'appel de Versailles dans son arrêt du 5 juin 2014 fixant contribution aux charges du mariage, comme la nouvelle ordonnance de non conciliation du 25 octobre 2018, ou encore l'assignation en divorce du 3 mai 2019. Il est également démontré que depuis 2014 les époux souscrivent séparément des revenus et déclarent résider, pour M. C à Belfort avec une adresse de domiciliation au centre communal d'action sociale de Boulogne-Billancourt, et pour son ex-épouse dans la commune de Boulogne-Billancourt. Ainsi, les deux époux vivant séparés et disposant de revenus distincts, c'est à bon droit que l'administration fiscale les a assujettis séparément à l'impôt sur le revenu au titre des années 2017 à 2019 en application du c du 4 de l'article 6 du code général des impôts. Pour les mêmes motifs, c'est à bon droit que l'administration fiscale n'a pas mentionné comme adresse de son lieu d'imposition, le 24 rue des abondances à Boulogne-Billancourt où réside seule son ex-épouse.
En ce qui concerne la déductibilité des pensions alimentaires :
26. Aux termes de l'article 156 code général des impôts dans sa rédaction applicable aux années d'imposition en litige : " L'impôt sur le revenu est établi d'après le montant total du revenu net annuel dont dispose chaque foyer fiscal. Ce revenu net est déterminé eu égard aux propriétés et aux capitaux que possèdent les membres du foyer fiscal désignés aux 1 et 3 de l'article 6, aux professions qu'ils exercent, aux traitements, salaires, pensions et rentes viagères dont ils jouissent ainsi qu'aux bénéfices de toutes opérations lucratives auxquelles ils se livrent, sous déduction : I. Du déficit constaté pour une année dans une catégorie de revenus ; si le revenu global n'est pas suffisant pour que l'imputation puisse être intégralement opérée, l'excédent du déficit est reporté successivement sur le revenu global des années suivantes jusqu'à la sixième année inclusivement. () II. Des charges ci-après lorsqu'elles n'entrent pas en compte pour l'évaluation des revenus des différentes catégories : °() en cas d'instance en séparation de corps ou en divorce et lorsque le conjoint fait l'objet d'une imposition séparée, les pensions alimentaires versées [ pour 2018 et 2019 en vertu d'une convention de divorce mentionnée à l'article 229-1 du code civil] en vertu d'une décision de justice et en cas de révision amiable de ces pensions, le montant effectivement versé dans les conditions fixées par les articles 208 et 371-2 du code civil ; contribution aux charges du mariage définie à l'article 214 du code civil, lorsque son versement résulte [ pour 2018 et 2019 d'une convention de divorce mentionnée à l'article 229-1 du code civil ou ] d'une décision de justice et à condition que les époux fassent l'objet d'une imposition séparée () ".
27. Il résulte de ces dispositions que seules sont déductibles, sous réserve que les époux fassent l'objet d'une imposition séparée, les sommes versées en vertu d'une décision de justice, ou à compter de l'année 2018 d'une convention de divorce mentionnée à l'article 229-1 du code civil, à l'exclusion des paiements effectués de sa propre initiative par le contribuable.
S'agissant de l'année 2017 :
28. L'administration a admis, en déduction du revenu imposable de M. C, le montant de la pension alimentaire fixée par le juge aux affaires familiales dans son arrêt du 5 juin 2014. Si le requérant soutient que toutes les pensions versées par lui n'auraient pas été prises en compte, il n'apporte pas la preuve qu'une décision de justice aurait fixé une somme supérieure à celle prise en compte par l'administration fiscale alors que, en application des dispositions précitées de l'article 156 du code général des impôts, les seules pensions admises en déduction sont celles résultant d'un jugement ou d'une convention homologuée par le juge.
29. En outre, si l'attribution de la jouissance exclusive, à titre gratuit, d'un bien immobilier acquis en commun équivaut au versement d'une pension alimentaire, cette attribution gratuite ne peut toutefois être prise en compte que dans l'hypothèse où, comme les pensions, elle est décidée par jugement ou par convention homologuée. Il ressort des pièces du dossier que l'ordonnance de non-conciliation du 27 avril 2015 a attribué à l'épouse de M. C la jouissance gratuite du domicile conjugal. Toutefois, alors que la nouvelle ordonnance de non-conciliation, du 25 octobre 2018, prévoit que celle-ci devrait verser une indemnité au requérant pour l'usage de ce domicile à hauteur de sa quote-part, les mesures provisoires s'attachant à l'ordonnance du 27 avril 2015 sont devenues caduques le 27 octobre 2017 en application de l'article 1113 du code de procédure civile dans sa rédaction alors en vigueur, ce qu'a constaté l'ordonnance de caducité du 9 janvier 2018. Ainsi, au titre de l'année 2017, l'avantage en nature correspondant à la quote-part du domicile conjugal de M. C laissé à la pleine jouissance de son épouse est limité à 10 mois ainsi que l'administration fiscale l'a reconnu. Pour, ensuite, en évaluer le montant, l'administration a comparé, pour des biens similaires, l'état du marché locatif local pour retenir une valeur locative de ce bien s'élèvant à 2 500 euros mensuels. Elle a, dès lors, sans commettre d'erreur de droit ou d'appréciation, établissant un avis d'imposition rectificatif pour 2017 le 24 septembre 2020, admis de porter la pension alimentaire retenue au titre de cet avantage en nature de 10 776 euros à 12 500 euros.
S'agissant de l'année 2018 :
30. D'une part, concernant les pensions alimentaires versées en numéraire, M. C n'établit leur versement qu'à hauteur de 1 019 euros. C'est donc à bon droit que l'administration a, établissant un nouvel avis d'imposition pour 2018 le 24 septembre 2020, limité à ce montant les pensions alimentaires déductibles.
31. D'autre part, eu égard à ce qui a été dit au point 29 ci-dessus, aucune décision de justice n'accordant pour 2018 la jouissance à titre gratuit du domicile conjugal, c'est à bon droit que l'administration fiscale n'a admis aucune pension alimentaire à ce titre.
S'agissant de l'année 2019 :
32, D'une part, concernant les pensions alimentaires versées en numéraire, M. C a, par une décision du 14 octobre 2021, obtenu la modification de son avis d'imposition, l'administration fiscale ayant retenue le versement dont il se prévalait d'une somme de 3 905 euros, entrainant un dégrèvement de 558 euros, son impôt sur le revenu étant ramené à 0.
33. D'autre part, eu égard à ce qui a été dit au point 29 ci-dessus, aucune décision de justice n'accordant pour 2019 la jouissance à titre gratuit du domicile conjugal, c'est à bon droit que l'administration fiscale n'a admis aucune pension alimentaire à ce titre.
En ce qui concerne l'imputation des déficits :
34. Il résulte des dispositions de l'article 13 et des I, Ibis et II de l'article 156 du code général des impôts que les charges énumérées au II de l'article 156 ne sont déductibles que du revenu global de la même année. Par suite, si leur montant excède celui du revenu global, la différence ne constitue pas, à défaut de toute disposition le prévoyant expressément, un déficit déductible des revenus imposables des années suivantes. Il s'ensuit que M. C ne peut utilement demander que ses avis d'imposition soient corrigés en lui accordant le report des charges déductibles excédant le montant de son revenu global.
En ce qui concerne la prise en compte de ses enfants :
35. Aux termes de l'article 194 du code général des impôts : " I. () Lorsque les époux font l'objet d'une imposition séparée en application du 4 de l'article 6, chacun d'eux est considéré comme un célibataire ayant à sa charge les enfants dont il assume à titre principal l'entretien. Dans cette situation, ainsi qu'en cas de divorce, de rupture du pacte civil de solidarité ou de toute séparation de fait de parents non mariés, l'enfant est considéré, jusqu'à preuve du contraire, comme étant à la charge du parent chez lequel il réside à titre principal. ". Aux termes de l'article 6 du même code : " () 3. Toute personne majeure âgée de moins de vingt et un ans, ou de moins de vingt-cinq ans lorsqu'elle poursuit ses études, ou, quel que soit son âge, lorsqu'elle effectue son service militaire ou est atteinte d'une infirmité, peut opter, dans le délai de déclaration et sous réserve des dispositions du quatrième alinéa du 2° du II de l'article 156, entre : / 1° L'imposition de ses revenus dans les conditions de droit commun ; / 2° Le rattachement au foyer fiscal dont elle faisait partie avant sa majorité, si le contribuable auquel elle se rattache accepte ce rattachement et inclut dans son revenu imposable les revenus perçus pendant l'année entière par cette personne ; le rattachement peut être demandé, au titre des années qui suivent celle au cours de laquelle elle atteint sa majorité, à l'un ou à l'autre des parents lorsque ceux-ci sont imposés séparément. ".
36. En l'espèce, il est constant que les époux C ont six enfants, dont trois mineurs et trois majeurs poursuivant leur études. Il ressort des pièces du dossier qu'au titre des années 2017 à 2019 les trois enfants majeurs de M. C poursuivant des études et âgés de moins de 25 ans ont demandé leur rattachement au foyer fiscal de leur mère. S'agissant des enfants mineurs, il ressort des pièces du dossier, et notamment de l'arrêt du 5 juin 2014 comme des ordonnances de non-conciliation de 2015 et 2018, ainsi que des propres déclarations du requérant, que ses enfants résidaient chez leur mère à titre principal, le requérant n'établissant pas qu'il assurait au titre de ces trois années la charge de ses enfants exclusivement ou principalement. Au vu de ces éléments, le requérant n'est pas fondé à demander la modification de son quotient familial à raison de ses enfants à charge. Pour les mêmes motifs, ne démontrant pas avoir au titre des années en litige d'enfant à charge, l'intéressé n'est pas fondé à se prévaloir de l'interprétation administrative de la loi fiscale référencée BOI-IR-LIQ-10-10-10-10 n° 80 du 7 mai 2014 dans les prévisions de laquelle il n'entre pas.
37. M. C n'est pas davantage fondé à solliciter le bénéficie des dispositions du a du 1 de l'article 195 du code général des impôts qui majorent le quotient familial des contribuables séparés faisant l'objet d'une imposition distincte s'ils ont supporté à titre exclusif ou principal la charge pendant au moins cinq années au cours desquelles ils vivaient seuls d'une ou plusieurs enfants majeurs, faute d'établir avoir supporté durant cette période les charge exclusive ou principal de ses enfants majeurs.
38. Enfin, les dispositions de l'article 196 A bis du code général des impôts prévoient que tout contribuable peut considérer comme étant à sa charge, au sens de l'article 196, à la condition qu'elles vivent sous son toit, les personnes titulaires de la carte " mobilité inclusion " portant la mention " invalidité " prévue à l'article L 241-3 du code de l'action sociale et des familles. Si M. C entend s'en prévaloir, il ne démontre pas avoir vécu avec une personne répondant aux conditions précitées, notamment son épouse qui vivait, ainsi qu'il a été dit précédemment, séparément au titre des années 2017 à 2019.
En ce qui concerne le caractère imposable des indemnités journalières versées au requérant :
S'agissant du terrain de la loi fiscale :
39. Aux termes de l'article 79 du code général des impôts : " Les traitements, indemnités, émoluments, salaires, pensions et rentes viagères concourent à la formation du revenu global servant de base à l'impôt sur le revenu (). ". Aux termes de l'article 80 quinquies du même code : " Les indemnités journalières versées par les organismes de sécurité sociale et de la mutualité sociale agricole ou pour leur compte, sont soumises à l'impôt sur le revenu suivant les règles applicables aux traitements et salaires, à l'exclusion de la fraction des indemnités allouées aux victimes d'accidents du travail exonérée en application du 8° de l'article 81 et des indemnités qui sont allouées à des personnes atteintes d'une affection comportant un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse. ". Aux termes de l'article 81 de ce code : " Sont affranchis de l'impôt : () 8° Les indemnités temporaires, à hauteur de 50 % de leur montant, ainsi que les prestations et rentes viagères, servies aux victimes d'accidents du travail ou à leurs ayants droit (). ".
40. Il résulte de ces dispositions que toute indemnité journalière versée par les organismes de sécurité sociale concourt à la formation du revenu global à moins qu'elle ne soit versée en application du 8° de l'article 81 du code général des impôts précité ou qu'elle soit la résultante d'une affection comportant un traitement prolongé et thérapeutique particulièrement coûteux.
41. En premier lieu, il est constant qu'au cours des années d'imposition en litige, M. C a perçu essentiellement des indemnités journalières de l'assurance maladie dans le cadre de l'arrêt de travail pour une affection de longue durée dont il bénéficiait pour un syndrome dépressif majeur. A cet égard M. C indique que l'article D. 160-14 du code de la sécurité sociale mentionne que, au sein de la liste des affections comportant un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse susceptibles d'ouvrir droit à la suppression de la participation des assurés sociaux aux tarifs servant de base au calcul des prestations en nature de l'assurance maladie, en application du 3° de l'article L. 160-14, se trouve les affections psychiatriques de longue durée. Toutefois, d'une part, l'intéressé n'établit pas que les soins nécessités par son état aient représenté en l'espèce, par leur coût et leur longueur, un " traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse " au sens des dispositions précitées de l'article 80 quinquies du code général des impôts. D'autre part, et en tout état de cause, il ressort des pièces du dossier, et notamment des échanges entre la caisse d'assurances maladie et le requérant, que celui-ci n'a vu son affection reconnue comme appartenant à la liste fixée à l'article D. 160-14 du code de la sécurité sociale qu'à compter du 24 février 2020. Ainsi c'est à bon droit que l'administration fiscale a refusé, au titre des années 2017 à 2019, de modifier les avis d'imposition du requérant et a maintenu ces indemnités, pour ce motif, dans la catégorie des traitements et salaires imposables.
42. En second lieu, il n'est pas davantage établi que ces indemnités soient versées dans le cadre d'une maladie professionnelle au sens du 8° de l'article 81 du code général des impôts, M. C ne produisant notamment aucune décision de la caisse primaire d'assurance maladie qualifiant ainsi les motifs de son arrêt de travail. Il s'ensuit que c'est à bon droit que l'administration fiscale a refusé, au titre des années 2017 à 2019, de modifier les avis d'imposition du requérant et a maintenu ces indemnités, pour ce motif, dans la catégorie des traitements et salaires imposables.
S'agissant du terrain de l'interprétation administrative de la loi fiscale :
43. Si M. C se prévaut de l'instruction administrative référencée BOI-RSA-CHAMP-20-30-20 n° 180, du 2 mars 2016, il ne peut utilement invoquer à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, sur le fondement de l'article L 80 A du livre des procédures fiscales, l'interprétation de la loi fiscale donnée dans une instruction par l'administration. En tout état de cause, ainsi qu'il a été dit au point 37 ci-dessus, il n'entre pas dans les prévisions de cette instruction.
En ce qui concerne la détermination de ses frais réels déductibles :
44. Selon l'article 13 du code général des impôts : " 1. Le bénéfice ou revenu imposable est constitué par l'excédent du produit brut, y compris la valeur des profits et avantages en nature, sur les dépenses effectuées en vue de l'acquisition et de la conservation du revenu () ". En vertu de l'article 83 du même code : " Le montant net du revenu imposable est déterminé en déduisant du montant brut des sommes payées et des avantages en argent ou en nature accordés : () 3° les frais inhérents à la fonction ou à l'emploi, lorsqu'ils ne sont pas couverts par des allocations spéciales () La déduction à effectuer du chef des frais professionnels est calculée forfaitairement en fonction du revenu brut () Elle est fixée à 10 % du montant de ce revenu () Les bénéficiaires de traitements et salaires sont également admis à justifier du montant de leurs frais réels () ".
45. Il résulte de ces dispositions que pour être admises en déduction, les dépenses supportées par les salariés doivent être effectuées en vue de l'acquisition ou de la conservation d'un revenu imposable, être nécessitées par l'exercice d'une profession dont les résultats sont taxables dans la catégorie des traitements et salaires, avoir été payées l'année de l'imposition et pouvoir donner lieu à justification.
46. Si M. C, qui a opté au titre de ses revenus perçus au titre des années 2018 et 2019 pour la déduction des frais réels, sollicite en 2018 la déduction de frais à hauteur de 9 485 euros liés aux dépenses engagées dans le cadre de sa procédure de divorce, ceux-ci n'ont pas été engagés en vue de l'acquisition ou de la conservation d'un revenu imposable et nécessités par l'exercice d'une profession. Partant, c'est à bon droit, en application des articles 13 et 83 précités, que l'administration fiscale n'en a pas tenu compte pour établir l'avis d'imposition de l'intéressé au titre de l'année 2018.
47. Au titre de l'année 2019, le requérant sollicite la prise en compte de frais s'élevant à respectivement 10 893 euros pour une double résidence, 815 euros pour des dépenses juridiques, 778 euros de frais de déplacement, 2 413 euros de frais kilométriques, 1 083 euros de charges sociales et de 1 726 euros de frais dits professionnels notamment de dépenses bureautique, postales, d'abonnement. Toutefois, alors qu'il en supporte la charge, M. C n'établit pas que ces dépenses soient engagées en vue de l'acquisition ou de la conservation d'un revenu imposable et nécessitées par l'exercice d'une profession, alors qu'en 2019 il a perçu, hormis une somme de 781 euros, dont il conteste au demeurant l'existence, exclusivement des indemnités journalières de sécurité sociale dans le cadre d'un arrêt de travail. Partant, c'est à bon droit, en application des articles 13 et 83 précités, que l'administration fiscale n'en a pas tenu compte pour établir l'avis d'imposition de l'intéressé au titre de l'année 2019.
En ce qui concerne le salaire de 781 euros au titre de l'année 2019 :
48. Aux termes de l'article 12 du code général des impôts : " L'impôt est dû chaque année à raison des bénéfices ou revenus que le contribuable réalise ou dont il dispose au cours de la même année. ". Aux termes de l'article 79 de ce même code : " Les traitements, indemnités, émoluments, salaires, pensions et rentes viagères concourent à la formation du revenu global servant de base à l'impôt sur le revenu. ".
49. Il résulte de la combinaison de ces articles que l'impôt est dû chaque année à raison des revenus présentant le caractère de traitements et salaires qui ont été mis à la disposition du contribuable au cours de la même année.
50. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des propres déclarations de l'employeur de M. C, que celui-ci lui a versé au titre de l'année 2019 une somme de 781 euros à déclarer dans la catégorie des traitements et salaires, somme qui apparait sur sa fiche de paie de décembre 2019 dans la catégorie de ses revenus annuels nets imposables. Dans ces conditions, c'est à bon droit que l'administration fiscale a tenu compte de cette somme dans la détermination des traitements et salaires mentionnés sur l'avis d'imposition du requérant établi au titre de l'année 2019.
En ce qui concerne l'imposition au taux forfaitaire de 12,8 % des intérêts d'un plan épargne logement :
51. Aux termes de l'article 157 du code général des impôts, dans sa rédaction applicable aux années d'imposition en litige : " N'entrent pas en compte pour la détermination du revenu net global : () 9° bis Les intérêts des sommes inscrites sur les comptes d'épargne-logement ouverts jusqu'au 31 décembre 2017 en application des articles L. 315-1 à L. 315-6 du code de la construction et de l'habitation ainsi que la prime d'épargne versée aux titulaires de ces comptes ; Pour les plans d'épargne-logement ouverts jusqu'au 31 décembre 2017, cette exonération est limitée à la fraction des intérêts et à la prime d'épargne acquises au cours des douze premières années du plan ou, pour les plans ouverts avant le 1er avril 1992, jusqu'à leur date d'échéance ". Aux termes de l'article 200 A du même code dans sa rédaction applicable aux années d'imposition en litige : " 1. L'impôt sur le revenu dû par les personnes physiques fiscalement domiciliées en France au sens de l'article 4 B à raison des revenus, gains nets, profits, distributions, plus-values et créances énumérés aux 1° et 2° du A du présent 1 est établi par application du taux forfaitaire prévu au B du présent 1 à l'assiette imposable desdits revenus, gains nets, profits, distributions, plus-values et créances () B. 1° Le taux forfaitaire mentionné au premier alinéa du présent 1 est fixé à 12,8 % () ".
52. Au titre des années 2018 et 2019 M. C a été imposé au taux de 12,8 % sur les intérêts liés à un plan épargne logement souscrit en 1984 auprès de la Caisse d'épargne de Bourgogne Franche Comté sur la base des informations transmises par cet établissement bancaire. Si le requérant soutient que ce plan n'est pas arrivé à échéance, il ressort des pièces du dossier, et notamment du courrier de cet établissement bancaire du 19 décembre 2019, que si ce plan n'est pas clos il est arrivé à échéance antérieurement à l'année 2018, conformément aux dispositions contractuelles et réglementaires applicables. Dans ces conditions, l'administration fiscale n'a méconnu aucune des dispositions citées au point 51 en appliquant ces dispositions et en en faisant mention dans ses avis d'imposition 2018 et 2019.
53. Il résulte de tout ce qui précède, d'une part, qu'il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions de la requête n°1916408 de M. C tendant à l'annulation de la décision par laquelle le directeur départemental des finances publiques des Hauts-de-Seine a refusé de modifier ses avis de non-imposition établis au titre des années 2017 et 2018 à concurrence des modifications intervenues dans les avis rectificatifs établis le 24 septembre 2020 et mentionnées aux points 29 et 30 du présent jugement. D'autre part, le requérant ne pouvant se prévaloir utilement des stipulations de l'article 13 de la Charte sociale européenne, qui prévoient que les parties s'engagent à prendre des mesures appropriées en vue d'assurer l'exercice effectif du droit à l'assistance sociale et médicale, ces stipulations ne produisant pas d'effets directs à l'égard des particuliers, les conclusions présentées par l'intéressé aux fins d'annulation des décisions refusant de modifier ses avis d'imposition établis au titre des années 2017 à 2019, dans les proportions restant en litige, doivent être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
54. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ". Aux termes de l'article R. 412-1 du même code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation () ". Aux termes de l'article R. 431-2 du même code : " Les requêtes et les mémoires doivent, à peine d'irrecevabilité, être présentés soit par un avocat, () lorsque les conclusions de la demande tendent au paiement d'une somme d'argent () ".
55. D'une part, M. C n'établit pas la réalité des préjudices qu'il allègue et d'autre part, eu égard à ce qui a été dit précédemment, à l'exception des modifications intervenues en cours d'instance dans l'affaire n° 1916408, l'État n'ayant commis aucune illégalité fautive dans l'établissement des avis d'impositions de M. C au titre des années en litige, ses différentes conclusions indemnitaires ne peuvent, en tout état de cause, qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
56. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Sur les dépens :
57. Le présent litige n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions tendant à ce que l'État y soit condamné ne peuvent qu'être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu à statuer sur les conclusions de la requête n°1916408 de M. C tendant à l'annulation de la décision par laquelle le directeur départemental des finances publiques des Hauts-de-Seine a refusé de modifier ses avis de non-imposition établis au titre des années 2017 et 2018 à concurrence des modifications intervenues dans les avis rectificatifs établis le 24 septembre 2020 et mentionnées aux points 29 et 30 du présent jugement.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête n°1916408, ensemble la requête n°2200264, sont rejetés.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et aux directeurs départementaux des finances publiques des départements des Hauts-de-Seine et du Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 24 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Bertoncini, président,
Mme Saïh, première conseillère,
M. Amazouz, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 février 2024.
Le président-rapporteur,
T. BertonciniL'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
Z. Saïh
La greffière,
M. B
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N°1916408-2200264
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