mardi 16 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2013434 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 8ème Chambre |
| Avocat requérant | SOTON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 décembre 2020, M. et Mme B, représentés par Me Soton, demandent au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2015, 2016 et 2017, ainsi que des pénalités correspondantes ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. et Mme B soutiennent que :
- l'administration fiscale n'est pas fondée à remettre en cause les frais kilométriques engagés par M. B pour les besoins de la société Belgrand Immobilier au titre des exercices clos en 2016 et en 2017 ;
- la somme de 172 561 euros crédités sur le compte courant d'associé de M. B, regardée comme des revenus distribués à son profit par l'administration fiscale, correspond à une somme placée dans un compte d'attente par l'ancien comptable de la société, qui n'a été ni désinvestie ni appréhendée par M. B ;
- l'administration fiscale ne démontre pas l'existence de l'élément intentionnel conditionnant l'application de la pénalité de 40% en application de l'article 1729 du code général des impôts.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 juin 2021, l'administrateur général des finances publiques en charge de la direction spécialisée de contrôle fiscal d'Île-de-France conclut au rejet de la requête.
L'administrateur général des finances publiques en charge de la direction spécialisée de contrôle fiscal d'Île-de-France fait valoir que les moyens invoqués par les requérants ne sont pas fondés.
M. et Mme B ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 2 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts ;
- le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 13 mars 2024 :
- le rapport de Mme Saïh, rapporteure ;
- et les conclusions de M. Boriès, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Suite à la vérification de comptabilité de la SAS Belgrand Immobilier, anciennement 3L Partners, dont M. A B est le président et unique actionnaire au travers de la société 3L Partners Holding dont il détient l'intégralité du capital, M. et Mme B se sont vus notifier, par une proposition de rectification, en date du 5 décembre 2018, selon la procédure contradictoire, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre des années 2015, 2016 et 2017. M. B a présenté des observations par courrier du 26 décembre 2018, reçues le 2 janvier 2019. Par une décision du 19 février 2019, l'administration fiscale a maintenu les rectifications. M. et Mme B ont contesté les impositions supplémentaires mises à leur charge par une première réclamation par courrier du 24 septembre 2019, qui a été rejetée par une décision du 3 janvier 2020. Ils ont ensuite présenté une seconde réclamation par courrier du 8 avril 2020, qui a également été rejetée par une décision du 23 octobre 2020. Par la présente requête, M. et Mme B demandent au tribunal de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2015, 2016 et 2017 ainsi que des pénalités correspondantes pour un montant total de 173 746 euros.
Sur les conclusions à fin de décharge :
En ce qui concerne la charge de la preuve :
2. Aux termes de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales : " Lorsque, ayant donné son accord à la rectification ou s'étant abstenu de répondre dans le délai légal à la proposition de rectification, le contribuable présente cependant une réclamation faisant suite à une procédure contradictoire de rectification, il peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition, en démontrant son caractère exagéré. /Il en est de même lorsqu'une imposition a été établie d'après les bases indiquées dans la déclaration souscrite par un contribuable ou d'après le contenu d'un acte présenté par lui à la formalité de l'enregistrement. ".
3. M. et Mme B ayant contesté en temps utile les rectifications qui leur ont été notifiées selon la procédure contradictoire prévue à l'article L. 55 du livre des procédures fiscales, l'administration supporte la charge de la preuve.
En ce qui concerne les frais kilométriques :
4. Aux termes de l'article 39 du code général des impôts : " 1. Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant, sous réserve des dispositions du 5, notamment : 1° Les frais généraux de toute nature, les dépenses de personnel et de main-d'œuvre, le loyer des immeubles dont l'entreprise est locataire. /Toutefois les rémunérations ne sont admises en déduction des résultats que dans la mesure où elles correspondent à un travail effectif et ne sont pas excessives eu égard à l'importance du service rendu. Cette disposition s'applique à toutes les rémunérations directes ou indirectes, y compris les indemnités, allocations, avantages en nature et remboursements de frais. / () / 5. Sont également déductibles les dépenses suivantes : a. Les rémunérations directes et indirectes, y compris les remboursements de frais versés aux personnes les mieux rémunérées ; b. Les frais de voyage et de déplacements exposés par ces personnes ; c. Les dépenses et charges afférentes aux véhicules et autres biens dont elles peuvent disposer en dehors des locaux professionnels ; / () / Les dépenses ci-dessus énumérées peuvent également être réintégrées dans les bénéfices imposables dans la mesure où elles sont excessives et où la preuve n'a pas été apportée qu'elles ont été engagées dans l'intérêt direct de l'entreprise. /Lorsqu'elles augmentent dans une proportion supérieure à celle des bénéfices imposables ou que leur montant excède celui de ces bénéfices, l'administration peut demander à l'entreprise de justifier qu'elles sont nécessitées par sa gestion. (). ". Aux termes de l'article 109 du même code : " 1. Sont considérés comme revenus distribués : 1° Tous les bénéfices ou produits qui ne sont pas mis en réserve ou incorporés au capital ; 2° Toutes les sommes ou valeurs mises à la disposition des associés, actionnaires ou porteurs de parts et non prélevées sur les bénéfices. /(). ". Aux termes de l'article 111 du même code : " Sont notamment considérés comme revenus distribués : a. Sauf preuve contraire, les sommes mises à la disposition des associés directement ou par personnes ou sociétés interposées à titre d'avances, de prêts ou d'acomptes. /Nonobstant toutes dispositions contraires, lorsque ces sommes sont remboursées postérieurement au 1er janvier 1960, à la personne morale qui les avait versées, la fraction des impositions auxquelles leur attribution avait donné lieu est restituée aux bénéficiaires ou à leurs ayants cause dans des conditions et suivant des modalités fixées par décret (1) ; b. Les sommes ou valeurs attribuées aux porteurs de parts bénéficiaires ou de fondateur au titre de rachat de ces parts ; c. Les rémunérations et avantages occultes ; d. La fraction des rémunérations qui n'est pas déductible en vertu du 1° du 1 de l'article 39 ; e. Les dépenses et charges dont la déduction pour l'assiette de l'impôt sur les sociétés est interdite en vertu des dispositions du premier alinéa et du c du 4 de l'article 39. ". Selon l'article 158 dudit code : " () 7. Le montant des revenus et charges énumérés ci-après, retenu pour le calcul de l'impôt selon les modalités prévues à l'article 197, est multiplié par 1,25. Ces dispositions s'appliquent : () 2° Aux revenus distribués mentionnés aux c à e de l'article 111, aux bénéfices ou revenus mentionnés à l'article 123 bis et aux revenus distribués mentionnés à l'article 109 résultant d'une rectification des résultats de la société distributrice ; (). ".
5. Il résulte de l'instruction qu'au cours du contrôle de la SAS Belgrand Immobilier, qui exerçait une activité d'administrateur de biens ou d'immeubles, l'administration fiscale a constaté que la société avait inscrit au cours des années 2015, 2016 et 2017 en comptabilité des frais kilométriques qu'elle a considéré comme des dépenses non exposées dans l'intérêt de la société mais dans celui de son président et associé, M. B, et a imposé les sommes en litige entre les mains de ce dernier à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers au titre des années en litige.
6. S'agissant de ces indemnités kilométriques, l'administration fiscale fait valoir que la SAS Belgrand Immobilier a intégré dans les charges déductibles de ses exercices clos en 2016 et en 2017 les sommes versées à M. B, son président, au titre du remboursement de frais kilométriques qu'il aurait exposés pour ses déplacements professionnels. Lors des opérations de vérification de comptabilité, le service a constaté que la société Belgrand Immobilier ne pouvait justifier de la réalité de ces déplacements ni qu'ils ont été effectués dans l'intérêt de l'entreprise.
7. Dans le cadre de la présente instance, l'administration fait valoir que M. et Mme B ne démontrent pas que les frais en cause ont été exposés dans l'intérêt de la société, en se bornant à produire un tableau annuel de remboursements kilométriques retraçant le nombre de déplacements effectués entre 2015 et 2017, leurs destinations, les distances kilométriques, et les montants engagés, ainsi que les cartes grises des véhicules utilisés. En effet, d'une part, M. et Mme B versent au dossier un tableau de frais kilométriques au titre de la période du 1er juillet 2015 au 30 juin 2016, différent du tableau transmis au vérificateur, faisant état de 385 déplacements, pour un total de 37 272,86 kilomètres et 29 892,83 euros. Parmi ces déplacements, 26 déplacements, correspondant à 24 555 kilomètres et à 19 693 euros, ont été effectués en dehors de la région parisienne et constituent ainsi 65,88 % des remboursements des frais kilométriques sur la période 2015-2016, alors que la société Belgrand Immobilier ne gère aucun bien immobilier en province. En outre, ce tableau comporte également des lignes relatives à des frais qui auraient été engagés le 30 juin 2016 qualifiés de " divers prospection Visites Immeubles ", " reprise Dossier confrère - fournisseurs " et " Divers reprise Dossier immeubles copropriétés + gestion ". D'autre part, M. et Mme B versent également au dossier un second tableau de frais kilométriques au titre de la période du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017, faisant état de 359 déplacements pour un total de 45 370,80 kilomètres et 36 387,38 euros. Parmi ces déplacements, 32 déplacements, représentant 35 741 kilomètres et 28 664 euros, ont été effectués en dehors de la région Ile-de-France, et constituent 78,78 % des remboursements des frais kilométriques sur la période 2016-2017, alors que la société Belgrand Immobilier ne gère, ainsi qu'il a été dit, aucun bien immobilier en province. Par ailleurs, ce tableau fait également apparaître des frais engagés les 29 et 30 juin 2017, qualifiés de " copropriété Divers Visite immeubles ", " Divers Reprise dossier confère - fournisseurs " et " Reprise dossier immeubles copropriété + gestion ".
8. Pour contester la remise en cause des charges déduites par la SAS Belgrand Immobilier au titre des frais kilométriques, M. et Mme B n'apportent pas davantage de justifications en ce sens devant le Tribunal, en faisant valoir notamment qu'ils justifient, par ces tableaux et les cartes de grises des véhicules utilisés, de la réalité de ces déplacements effectués dans l'intérêt de la société. En outre, s'ils font valoir que les déplacements en province ont été effectués pour répondre à la demande de clients ou de futurs clients, ils ne produisent toutefois aucune pièce justificative à l'appui de leurs affirmations. Ainsi, se bornant à de simples allégations et à produire les cartes grises des véhicules utilisés ainsi que les tableaux susmentionnés retraçant le nombre de déplacements effectués chaque année entre 2015 et 2017, leurs destinations, les distances kilométriques et les montants exposés, les requérants ne justifient ni de la réalité de ces déplacements, ni qu'ils ont été effectués dans l'intérêt de la SAS Belgrand Immobilier. Ainsi, c'est à bon droit que l'administration a, en application de l'article 39 du code général des impôts, regardé la prise en charge des dépenses en cause comme n'étant pas déductibles des résultats de la société et, par suite, comme traduisant l'existence de revenus distribués imposés au nom de son bénéficiaire en application des articles 109 1.1°) et 111 c) du même code. Dans ces conditions, l'administration doit être regardée comme apportant la preuve du bien-fondé des rectifications litigieuses portant sur les frais susmentionnés.
En ce qui concerne la somme de 172 561 euros inscrite au crédit du compte courant d'associé :
9. Les sommes inscrites au crédit d'un compte courant d'associé d'une société soumise à l'impôt sur les sociétés sont, sauf preuve contraire, à la disposition de cet associé, alors même que l'inscription résulterait d'une erreur comptable involontaire, et ont donc, même dans une telle hypothèse, le caractère de revenus distribués, imposables entre les mains de cet associé dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers en vertu du 2º du 1 de l'article 109 du code général des impôts cité au point 4 du présent jugement. Pour que l'associé échappe à cette imposition, il lui incombe de démontrer, le cas échéant, qu'il n'a pas pu avoir la disposition de ces sommes ou que ces sommes ne correspondent pas à la mise à disposition d'un revenu.
10. L'examen de la comptabilité de la SAS Belgrand Immobilier a permis de constater l'inscription au crédit du compte courant d'associé 4551, ouvert au nom de M. B, d'apports d'un montant total de 172 561 euros. Les 18 crédits comptabilisés à ce compte ont, pour contrepartie, le débit d'un compte fournisseur général n° 401. Les requérants soutiennent qu'il s'agit de sommes, qui certes n'ont pas été engagées pour le compte de la société, mais qui n'ont pas pour autant été désinvesties de la société et appréhendées par M. B. Toutefois, il résulte de l'instruction que le service vérificateur a constaté lors des opérations de contrôle de la société que le compte courant d'associé faisait apparaître un solde créditeur de 28 628 euros à la clôture de la période vérifiée, soit au 30 juin 2016. Par suite et dès lors qu'il n'a pas été apporté d'éléments de nature à établir cette preuve contraire, M. et Mme B ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que l'administration a regardé la somme en cause de 172 561 euros comme constitutive de revenus distribués imposés au nom de son bénéficiaire, dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers, sur le fondement des dispositions précitées des articles 109 1.2° et 111 a) du code général des impôts.
Sur les pénalités :
11. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : a. 40 % en cas de manquement délibéré ; b. 80 % en cas d'abus de droit au sens de l'article L. 64 du livre des procédures fiscales ; elle est ramenée à 40 % lorsqu'il n'est pas établi que le contribuable a eu l'initiative principale du ou des actes constitutifs de l'abus de droit ou en a été le principal bénéficiaire ; c. 80 % en cas de manœuvres frauduleuses ou de dissimulation d'une partie du prix stipulé dans un contrat ou en cas d'application de l'article 792 bis. ".
12. Pour appliquer la majoration de 40 % prévue par les dispositions précitées de l'article 1729 du code général des impôts en cas de manquement délibéré aux distributions résultant de la remise en cause d'un passif injustifié de la SAS Belgrand Immobilier à l'égard de son président et des indemnités kilométriques versées à celui-ci, le service a relevé que M. B a perçu des indemnités kilométriques injustifiées et a appréhendé la somme de 172 561 euros au moyen de son compte courant d'associé. Eu égard à l'importance des sommes appréhendées par M. B, et alors que celui-ci, en sa qualité de président de la SAS Belgrand Immobilier et unique actionnaire au travers de sa holding, ne pouvait ignorer que les charges dont la déduction a été remise en cause devaient être appuyées de justificatifs et que les sommes en litige n'avaient pas été exposées dans l'intérêt de son entreprise, l'administration doit être regardée, comme apportant la preuve de l'intention délibérée d'éluder l'impôt justifiant l'application de la majoration en litige. Dans ces conditions, c'est à bon droit que le service a appliqué aux rectifications en litige la majoration de 40% sur le fondement du a. de l'article 1729 du code général des impôts.
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme B ne sont pas fondés à demander la décharge, en droits et pénalités, des impositions en litige.
Sur les frais d'instance :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, une somme en remboursement des frais exposés par M. et Mme B et non compris dans les dépens.
Par ces motifs, le tribunal décide :
Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme B et à l'administrateur général des finances publiques en charge de la direction spécialisée de contrôle fiscal d'Île-de-France.
Délibéré après l'audience du 13 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Dussuet, président,
Mme Saïh, première conseillère,
Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 avril 2024.
La rapporteure,
Z. Saïh
Le président,
J-P. DussuetLa greffière,
N. Magen
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026