Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2104020

jeudi 18 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2104020
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantCBV AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 23 mars 2021 et le 20 décembre 2022, la société par actions simplifiée (SAS) Métiers de Services de Sécurité, représentée par Me Hong-Rocca, demande au tribunal :

1°) de condamner l'établissement public territorial Grand Paris Seine Ouest à lui verser la somme de 110 901,04 euros au titre de sa responsabilité quasi-délictuelle dans le cadre du marché de gardiennage du palais des sports Robert Charpentier d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) ;

2°) de condamner l'établissement public territorial Grand Paris Seine Ouest à lui régler la facture MSER-FC180100105, d'un montant de 2 561,90 euros, à assortir des pénalités et intérêts de retard à compter du 28 février 2018 ;

3°) de mettre à la charge de l'établissement public territorial Grand Paris Seine Ouest la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 28 mai 2021 et le 31 janvier 2023, l'établissement public territorial Grand Paris Seine Ouest, représenté par Me Benhamou, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la SAS Métiers de Services de Sécurité de la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un courrier du 26 janvier 2024, la présidente de la 3ème chambre du tribunal a demandé au conseil de la requérante, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, de produire, dans un délai d'un mois à compter de la réception de ce courrier, soit un mémoire, soit une lettre indiquant qu'il est inutile de répliquer, mais que les conclusions de la requête sont maintenues, soit une lettre de désistement pur et simple. La requérante a été informée qu'à défaut de réception de la confirmation du maintien des conclusions de la requête dans le délai imparti, elle serait réputée s'être désistée de l'ensemble de ses conclusions.

Par un courrier du 19 février 2024, Me Hong-Rocca, a informé le tribunal que la SAS Métiers de Services de Sécurité avait été placée en liquidation judiciaire et était désormais représentée par Me Christian de Keating, en sa qualité de mandataire liquidateur.

Par un courrier du 21 février 2024, la présidente de la 3ème chambre du tribunal a demandé à Me de Keating, mandataire liquidateur de la requérante, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, de produire, dans un délai d'un mois à compter de la réception de ce courrier, soit un mémoire, soit une lettre indiquant qu'il est inutile de répliquer, mais que les conclusions de la requête sont maintenues, soit une lettre de désistement pur et simple. Me de Keating a été informé qu'à défaut de réception de la confirmation du maintien des conclusions de la requête dans le délai imparti, il serait réputé s'être désisté de l'ensemble des conclusions de la SAS Métiers de Services de Sécurité.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ".

3. En premier lieu, il résulte de l'instruction que le pli recommandé contenant le courrier du 21 février 2024 susvisé a été distribué à l'adresse de Me de Keating, au siège de la SELARL de Keating, 1/3 boulevard Jean Jaurès à Pontoise (Val-d'Oise), le 22 février 2024. Or, le délai d'un mois qui a couru à compter de cette date est venu à expiration sans que le maintien de la requête de Me de Keating, mandataire liquidateur de la SAS Métiers de Services de Sécurité, soit intervenu. Dans ces conditions, en vertu des dispositions ci-dessus rappelées de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, Me de Keating, mandataire liquidateur de la SAS Métiers de Services de Sécurité, est réputé s'être désisté de sa requête. Ce désistement devant être regardé comme étant pur et simple, il convient dès lors d'en donner acte sur le fondement du 1° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

4. En second lieu, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de l'établissement public territorial Grand Paris Seine Ouest présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par ces motifs, le tribunal ordonne :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de Me de Keating, mandataire liquidateur, de la requête de la SAS Métiers de Services de Sécurité.

Article 2 : Les conclusions de l'établissement public territorial Grand Paris Seine Ouest présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Me de Keating, mandataire liquidateur de la SAS Métiers de Services de Sécurité, et à l'établissement public territorial Grand Paris Seine Ouest.

Fait à Cergy, le 18 avril 2024.

La présidente de la 3ème chambre,

signé

C. ORIOL

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.