Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2200016
mercredi 13 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2200016 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 2 janvier 2022, le 11 janvier 2022, le 16 octobre 2022, le 3 janvier 2023 et le 17 février 2023, Mme A doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision par laquelle le maire de la commune de Montrouge (Hauts-de-Seine) a implicitement refusé de faire droit à sa réclamation indemnitaire tendant à ce que la somme de 3 000 euros lui soit versée au titre des jours de réduction du temps de travail (RTT) dont elle a été illégalement privée ;
2°) d'enjoindre à la commune de Montrouge de lui restituer 44 jours de RTT et de les lui rétribuer à hauteur de 69,85 euros par jour ;
3°) de condamner la commune de Montrouge à lui verser la somme de 3 000 euros en réparation de ses préjudices ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Montrouge la somme de 800 euros au titre de l'articles L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la décision attaquée est entachée d'erreurs de droit, ce qui engage la responsabilité de la commune.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 janvier 2023, la commune de Montrouge conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 000 euros soit mise à la charge de Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.() ".
Sur la requête de Mme A :
2. Si Mme A soutient que la commune de Montrouge a commis une faute en refusant d'indemniser les jours de réduction du temps de travail auxquels elle s'estime éligible, elle se borne à cet égard à soutenir qu'elle a méconnu la loi, ce que le préfet des Hauts-de-Seine aurait dénoncé. Toutefois, ainsi soulevés, les moyens de Mme A ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, il y a lieu de rejeter ses conclusions d'excès de pouvoir et indemnitaires sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions à fin d'injonction, ainsi que de celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Sur les frais liés au litige :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Montrouge présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par ces motifs, le tribunal ordonne :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Montrouge présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la commune de Montrouge.
Fait à Cergy, le 13 décembre 2023.
La présidente de la 3ème chambre,
signé
C. Oriol
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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