jeudi 8 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2209993 |
| Type | Décision |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | ASSAOUCI MAKROUM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 8 juillet 2022 et le 1er septembre 2022,
M. B, représenté par Me Assaouci Makroum, avocate désignée d'office, demande au tribunal :
1°) de lui accorder, à titre provisoire, le bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 3 juin 2022 par lequel le préfet du Val-d'Oise l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours à destination du Bangladesh ;
3°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation administrative dans le délai d'un mois courant à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, dans l'intervalle, une autorisation provisoire de séjour ou une attestation de demandeur d'asile ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours à destination du Bangladesh :
- l'arrêté en litige a été signé par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est intervenu à l'issue d'une procédure irrégulière méconnaissant l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne faute qu'il ait pu présenter ses observations préalablement à l'édiction de cette décision ;
- il est entaché d'un défaut d'examen approfondi de sa situation personnelle ;
- il méconnait l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il n'a pu exposer clairement sa situation devant l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du fait de l'interprète ;
- il n'a pu bénéficier d'un examen sérieux de son dossier par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ;
- la situation politique au Bangladesh est très dégradée en raison des exactions commises par la ligue Awami ;
- il fait l'objet de poursuites judiciaires dans ce pays où sa famille est harcelée par ses ennemis politiques ;
- un retour dans son pays d'origine l'expose à un procès inique ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- la décision fixant le pays de destination est illégale pour être fondée sur une décision lui faisant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 septembre 2022, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a désigné Mme D conformément à l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative, pour statuer en qualité de juge du contentieux de l'éloignement sur les requêtes instruites selon les dispositions de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 6 septembre 2022 :
- le rapport de Mme Charlery, magistrate désignée,
- les observations de Me Assaouci Makroum, avocate désignée d'office, représentant
M. B, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens particulièrement s'agissant du caractère expéditif du déroulement de la procédure devant l'Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides ;
- les observations de M. B, assisté de M. A, interprète en langue bengali, qui précise que son père a été assassiné, que son frère a été contraint de quitter le pays et qu'il est poursuivi dans le cadre de conflits commerciaux.
- le préfet du Val-d'Oise n'étant ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant bangladais, né le 18 mai 1987, entré sur le territoire français le 21 octobre 2019, a sollicité l'asile le 24 octobre 2019. Sa demande a été rejetée par décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 2 mars 2021, notifiée le 12 avril 2021, confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 25 octobre 2021, notifiée le 8 novembre 2021. Par un arrêté du 3 juin 2022, dont
M. B demande l'annulation, le préfet du Val-d'Oise, se fondant sur les dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours à destination du Bangladesh.
Sur les conclusions tendant à l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. B, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours à destination du Bangladesh :
4. En premier lieu, l'arrêté en litige a été signé par Mme E C, chef de bureau, qui disposait d'une délégation de signature à l'effet de signer " toute obligation de quitter le territoire français avec fixation ou non d'un délai de départ volontaire, toute décision fixant le pays de destination ", consentie par un arrêté n°22-121 du 13 mai 2022 du préfet du Val-d'Oise, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture n°53. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit être écarté comme manquant en fait.
5. En deuxième lieu, aux termes des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, les mesures de police doivent être motivées et " comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Et aux termes du 1er alinéa de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée ".
6. L'arrêté attaqué vise les dispositions légales sur lesquelles il se fonde, notamment les dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il est fait application et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le préfet mentionne également les éléments de fait propres à la situation personnelle de M. B, en énonçant notamment que l'intéressé a sollicité l'asile le 24 octobre 2019, que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a rejeté sa demande par une décision du 2 mars 2021, notifiée 12 avril 2021, confirmée par décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 25 octobre 2021, notifiée le
8 novembre 2021. Le préfet précise également que la mesure d'éloignement prononcée ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé qui n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans le pays dont il est ressortissant. Par ailleurs, la décision fixant à trente jours le délai de départ volontaire vise l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et énonce que le requérant ne fait état d'aucune circonstance justifiant qu'un délai de départ volontaire supérieur à trente jours lui soit accordé. Enfin, la décision fixant le pays de destination vise l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et mentionne que l'intéressé n'établit pas être exposé à des peines ou des traitements contraires à ces stipulations en cas de retour dans son pays d'origine. Si M. B relève que l'arrêté ne comporte aucune mention de la demande de réexamen de sa demande d'asile qu'il aurait présentée, il n'établit l'engagement d'une telle procédure par aucune pièce. Ainsi, l'arrêté attaqué répond aux exigences de motivation posées par l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ". Ces stipulations s'adressent non pas aux États membres, mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Ainsi, le moyen tiré de leur violation par une autorité d'un État membre est inopérant.
8. Il résulte toutefois de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.
9. Dans le cas prévu au 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lorsque la décision faisant obligation de quitter le territoire français est prise après que la qualité de réfugié ou la protection subsidiaire a été définitivement refusée à l'étranger ou si l'étranger ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette obligation de quitter le territoire français découle nécessairement du défaut de reconnaissance de cette qualité ou de ce bénéfice. Le droit d'être entendu n'implique alors pas que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision l'obligeant à quitter le territoire français, dès lors qu'il a pu être entendu à l'occasion de l'examen de sa demande de reconnaissance de la qualité de réfugié.
10. En l'espèce, l'arrêté attaqué a été pris sur le fondement des dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à la suite du rejet de la demande d'asile de M. B. Par suite, le préfet du Val-d'Oise n'avait pas l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter spécifiquement des observations sur cette mesure d'éloignement. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.
11. En quatrième lieu, si M. B fait valoir que le préfet du Val-d'Oise aurait insuffisamment examiné sa situation personnelle, un tel défaut d'examen ne ressort d'aucune pièce du dossier, en particulier au regard de la motivation de l'acte en litige décrite au point 6 du présent jugement. Par suite, le moyen tiré d'un tel défaut d'examen ne peut qu'être écarté.
12. En cinquième lieu, M. B soutient, d'une part, qu'il n'a pu exposer les éléments de sa situation personnelle devant l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du fait d'incompréhension avec son interprète, qui l'a interrompu pendant qu'il exposait sa situation, d'autre part, que l'Office aurait procédé à un examen insuffisant de sa demande d'asile. Toutefois, de telles allégations, au demeurant relatives à la procédure suivie devant les instances chargées de l'asile dont il n'appartient pas au tribunal de connaître de la régularité, ne font état d'aucun élément nouveau quant aux risques encourus par le requérant dans son pays d'origine, qui aurait pu conduire le préfet à prendre une décision différente. Il ressort, par ailleurs, des pièces du dossier que M. B a exercé un recours à l'encontre de la décision de l'OFPRA devant la CNDA, qui a confirmé ladite décision. Il suit de là que les moyens invoqués ne peuvent qu'être écartés.
13. En sixième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Et aux termes du dernier alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. "
14. M. B allègue qu'il fait l'objet dans son pays de poursuites judiciaires instrumentalisées par la ligue Awami, que sa famille est harcelée et qu'il ne pourrait bénéficier d'un procès équitable en cas de retour au Bangladesh. Cependant, ces allégations, opérantes contre la seule décision fixant le pays de renvoi, ne comportent aucun élément circonstancié relative à la situation personnelle du requérant, concernant notamment la réalité de son engagement et de son activité politique, susceptibles d'expliquer les représailles dont il se dit victime. Au demeurant, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile ont rejeté chacun la demande d'asile de l'intéressé. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions et stipulations précitées et de l'erreur manifeste d'appréciation dont cette décision serait entachée, qui ne sont opérants qu'à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi, ne peuvent qu'être écartés.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
15. La décision faisant obligation à M. B de quitter le territoire français n'étant entachée d'aucune illégalité, il n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de renvoi qui l'assortit serait elle-même, pour ce motif, également entachée d'illégalité. Le moyen tiré de l'exception d'illégalité ne peut donc qu'être écarté.
16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de l'instance.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F B, à Me Assaouci Makroum et au préfet du Val-d'Oise.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 septembre 2022.
La magistrate désignée,
Signé
C. D
La greffière,
Signé
O. El Moctar
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604050
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme C..., ressortissante afghane, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 22 avril 2026 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision était légale au regard de l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui prévoit un refus en cas de demande de réexamen d’asile. Il a considéré que la motivation était suffisante, que la vulnérabilité de la requérante avait été prise en compte, et que l’OFII n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
01/06/2026